Les initiatives de Monseigneur Cattenoz à 6 mois de son départ créent un immense trouble et imposent vigilance et réactions de notre part.

Avignon, 18  juin 2020

Au lendemain du déconfinement général, est révélé, y compris par voie de presse,  le désastre du bilan financier du diocèse.

Après plusieurs années de déficit structurel, la construction du séminaire qui devait être supportée par le Neo-Catéchuménat se révèle un gouffre pour le diocèse, propriétaire du lieu et du bâtiment, mais obligé de s’endetter pour 15 ans. La question financière dicte désormais toutes les décisions de Mgr Cattenoz, qui accroît la pression sur les paroisses (déjà lourde), sur les curés en particulier, et risque de servir d’unique motivation dans le remaniement annoncé des relations entre paroisses et diocèse. La paroisse Jean XXIII  par exemple est menacée de faire les frais de cette réorganisation.

D’une façon générale le renvoi immédiat de nombreux prêtres venus d’Afrique va nécessiter d’autres réajustements.

Dans tout ce chaos, les seuls à qui on ne demande rien, sinon « des  sous », ce sont les laïcs, qui ne sont pas même destinataires de la lettre d’information envoyée à tous les prêtres et diacres.

Dans la même période le Père Averan, qui s’occupe depuis des années, à ses frais, de l’entretien de la bibliothèque héritée de l’ancien séminaire, se voit retirer par un simple mail la clef de la bibliothèque, ainsi que le petit logement attenant qu’il occupe, sous prétexte de location des locaux. Après la destruction du Parvis, l’an dernier, c’est la deuxième atteinte à la possibilité de recherche intellectuelle et spirituelle des fidèles en Vaucluse. Le sort de cette bibliothèque, qui appartient au diocèse, n’est pas défini à cette heure.

Depuis son arrivée dans le diocèse, Monseigneur Cattenoz n’a eu de cesse de créer des situations conflictuelles. Depuis des années nous avons, dans le cadre du mouvement Chrétiens en Vaucluse dénoncé et lutté contre ses dérives autoritaires notamment en saisissant les plus hautes autorités de l’Eglise.

Son départ prochain en retraite (le 17 décembre 2020) semble précipiter sa propension à créer le trouble et à prendre des décisions intempestives qui hypothèquent l’avenir.

Dés le 9 mars 2020, nous avons été reçus à Paris par le secrétaire général de la Conférence des Evêques de France (CEF), qui était assisté par le secrétaire général adjoint. Lors de cette rencontre nous avons largement échangé, dossiers à l’appui, sur tous les faits graves vécus dans le diocèse et avons insisté sur l’importance que le nouvel archevêque qui sera nommé soit un homme de dialogue capable de reconstruire un diocèse fracturé.

Nous avons aussi été reçus en février par Monseigneur Aveline archevêque de Marseille,   sur les mêmes thèmes.

Les événements récents rapportés plus haut nous ont conduits à de nouveau alerter la Conférence des Evêques de France, le Nonce apostolique et l’Archevêque de Marseille.

La Conférence des Evêques de France nous a proposé une nouvelle rencontre. Celle-ci se tiendra à Paris début juillet, trois d’entre nous y participeront. A nouveau nous porterons à la connaissance de nos interlocuteurs les plaies de ce diocèse, et nos attentes en vue de faire cesser au plus tôt une gestion financière et humaine erratique.

Nous vous tiendrons informés des  résultats de toutes ces initiatives.  

Le mouvement Chrétiens en Vaucluse se renforce et proposera prochainement des initiatives et actions pour travailler à l’avenir de notre diocèse.

D’ici là et tant que Monseigneur Cattenoz est en place nous  vous invitons de là où vous êtes à être vigilants et réactifs sur toutes décisions et situations qui vous apparaîtraient dommageables pour notre diocèse à court, moyen et long terme.

Merci de nous faire remonter toutes informations et avis.

Le comité d’animation de CEV

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