Droit de réponse de Mgr Cattenoz

À la suite d’un échange de courrier après la publication , sur notre Blog, du compte-rendu de la réunion du conseil d’animation élargi de CEV du 15 juin, Mgr Cattenoz , dans une lettre datée du 12 juillet, a souhaité que soit publié, de la même façon, au titre d’un droit de réponse, le texte suivant :


DROIT DE REPONSE
Texte de Monseigneur CATTENOZ

Mes prises de position concernant « l’affaire Piss Christ » ont toujours reposé sur trois éléments précis :

1. Pisser, cracher sur quelqu’un est toujours une manière de manifester le mépris que l’on a pour une personne. A ce titre, la photo d’un crucifix baignant dans de l’urine ne peut que choquer les chrétiens.

2. Il est important de réfléchir avec les artistes : jusqu’où va le droit de l’artiste dans son œuvre ?

3. Je souhaite la réalisation d’une table ronde où pourra s’établir un dialogue entre chrétiens, artistes, autorités de la Fondation Lambert, autorités municipales et représentants de la franc-maçonnerie, importante sur Avignon.

Or, j’ai constaté, à l’occasion de six interviews télévisées, que la mention concernant la franc-maçonnerie disparaissait systématiquement des montages télévisés. Pour cette raison, j’ai dit clairement aux derniers qui se sont présentés, le site internet Nouvelles de France, que je leur accorderais une interview à la seule condition qu’ils retransmettent intégralement les trois éléments de ma réponse à l’exposition de la photo « Piss Christ ». Ils ont accepté. J’ai donc donné une interview dans laquelle j’ai effectivement demandé que des représentants de la franc-maçonnerie puissent participer au dialogue (je n’ai jamais parlé de complot, ni d’entreprise de lutte sournoise contre le christianisme, mais simplement j’ai souhaité que toutes les forces vives de la ville d’Avignon participent au dialogue). Lorsqu’il m’a été demandé si Mme Roig était franc-maçonne, j’ai répondu « Joker » en ajoutant « les franc-maçons étant une société occulte, il ne m’est pas donné de savoir qui y participe ».

Mon désir est vraiment de développer une culture de dialogue, mais je reste étonné de voir que ni la fondation Lambert, ni les différents courants de la franc-maçonnerie Avignonnaise, ni les autorités municipales n’ont souhaité ouvrir le dialogue. Je le regrette, mais j’espère qu’un jour nous arriverons à établir un tel dialogue dans la ville d’Avignon, marquée tout autant par ses racines chrétiennes que par son festival.

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