Compte-rendu des travaux de groupe lors de la rencontre du 23 octobre 2011

Voici la synthèse des travaux des groupes lors de la rencontre du 23 octobre dernier

L’équipe CEV

Atelier n° 2 « La place des pauvres »

Où est la place des pauvres dans l’Eglise ?

En général, ils sont à la porte, ils n’ont pas de place véritable dans l’Eglise. Les chrétiens s’accommodent – ils de la place faite aux pauvres dans l’Eglise et dans la société?

Beaucoup de chrétiens sont engagés mais pas forcément l’Eglise. On attend que l’Eglise parle du pauvre, les grandes fêtes qu’on prépare ne parlent pas des pauvres.

Les lieux d’aide doivent être ouverts à tous.

La responsabilité des chrétiens c’est d’être à côté des acteurs qui agissent contre la pauvreté sans faire de l’assistanat. On n’a pas à donner le droit de..car dans cette démarche on considère les pauvres comme inférieurs.

Jusqu’où pouvons-nous aller nous chrétiens pour que la pauvreté disparaisse ?

Arrivons-nous à faire le cheminement entre assister et mettre debout ?

La conviction:

La particularité du chrétien c’est d’être dérangé, ébranlé par la présence des pauvres,car même si c’est parfois difficile le chrétien doit les considérer comme un autre Christ et il doit s’engager. Pour lui, les pauvres ne sont pas une catégorie à part.

La question:

Les chrétiens ont-ils un comportement spécifique face à la pauvreté ?

Propositions:

Davantage de partage collectif. Demander que le denier de l’Eglise réserve une part pour les pauvres.

Ne pas se contenter de renvoyer la question aux organismes mais rencontrer les pauvres pour être dérangé

Que l’Eglise apprenne à être au contact des autres et des systèmes de partage.

Faire une place au pauvre c’est le rencontrer, l’inviter, partager, créer des occasions pour se connaître, se comprendre.

Parler de la pauvreté mais aussi de l’injustice dans le monde et inviter à s’engager ( Prière Universelle) sans attendre que Dieu fasse .

Atelier 3 sur la Parole de Dieu

L’Eglise a toujours témoigné son respect à l’égard des Ecritures tout comme à l’égard du Seigneur  lui-même, puisque … elle ne cesse de prendre le pain de vie sur les deux tables de la Parole et du Corps du Christ  pour le présenter aux fidèles.

Dans les Livres saints, le Père qui est aux cieux vient avec tendresse au-devant de ses fils, et engage conversation avec eux. (Dei Verbum n° 21)

  • Quelle est pour vous la Bonne Nouvelle de Jésus Christ : essayer de la dire avec des mots personnels.
  • L’image des deux tables évoque-t-elle quelque chose pour vous ?

Conviction : la Parole de Dieu nous fait vivre au quotidien ; elle est pour nous lumière et dynamisme  qui nous oriente vers les autres.

Question : comment rendre la Parole (surtout l’Ancien Testament) plus accessible, plus compréhensible, plus claire ?

Proposition : développer des lieux de partage de la Parole, y compris dans la célébration eucharistique, pour que le partage de la Parole soit aussi visible que le partage du Pain.

Atelier n°4 : Nos rassemblements liturgiques

 Convictions : nos célébrations liturgiques sont essentiellement celles du dimanche autour du repas du Seigneur. Importance de ce rassemblement, dès l’accueil, dans un climat de prière pour répondre à nos besoins de spiritualité, de chanter, d’écouter la parole, pour raviver notre foi.

Question : « C’est l’action de toute l’Eglise et chacun à un rôle à jouer » : comment harmoniser le rôle des laïcs et des prêtres pour que chacun soit serviteur ?

Proposition : il est besoin de faciliter la formation à la liturgie et il y a nécessité de poursuivre le mouvement des laïcs qui cherchent à se former.

Atelier n°5 : Le dialogue interreligieux et le dialogue œcuménique

Nous étions une petite vingtaine.

Nous avons remarqué au préalable que la proclamation « hors de l’Eglise, point de salut » était dépassée : nous avons renoncé au projet de retour des autres Eglises dans le giron catholique et nous apprécions l’apport de la diversité. Nous ne prions plus pour la conversion des Juifs « perfides ».

Comme l’a dit H.d’Anselme ( à une conférence récente de Ch. Salenson à propos de la rencontre d’Assise) : « bienheureuse faute qui nous a valu un tel rédempteur et bienheureuses divisions qui nous valent une telle communion ».

Le tour de table a pris du temps mais il a permis à chacun de se situer dans son attente. Il en ressort que l’œcuménisme nous permet aujourd’hui une relation fraternelle avec les autres Eglises chrétiennes bien loin des conflits et des méfiances des siècles précédents. Il faudrait cependant ( J.Philibert ) poser des actes, comme l’hospitalité eucharistique entre les Eglises.

Il est plus facile d’obtenir des échanges de chaires au moment de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens (en janvier).

Les trois quarts des participants ont exprimé leur intérêt et leur implication dans le dialogue interreligieux, en particulier dans la structure de DIRE à Avignon. Quelques familles étaient soucieuses de leur difficulté de dialogue avec un conjoint de confession musulmane.

Proposition : encourager les échanges de chaires entre le 18 et le 25 janvier là où les circonstances sont favorables.

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