Communiqué du mouvement CHRETIENS EN VAUCLUSE

 

22 octobre 2019

Affaire ROSMERTA – Monseigneur CATTENOZ défend son droit inaliénable de propriété et demande l’expulsion des occupants de l’immeuble appartenant au diocèse situé rue Pasteur à Avignon.

Lors de l’audience du 7 octobre 2019 devant le tribunal d’instance d’Avignon, Monseigneur Cattenoz a demandé par l’intermédiaire de son avocat que soit expulsée la cinquantaine d’occupants de l’immeuble appartenant à l’association diocésaine de l’Eglise d’Avignon.

Cet immeuble, qui était vide de toute occupation et était mis en vente, est occupé depuis le 21 décembre 2018 par des migrants soutenus par l’association ROSMERTA.

L’avocat de l’archevêché, au nom de l’association diocésaine n’a présenté qu’un argument juridique : le droit inaliénable de propriété.  A aucun moment le représentant de l’Archevêque n’a évoqué la situation des personnes et  l’immense travail réalisé par  les militants de ROSMERTA auprès des personnes accueillies.

L’avocate de l’association ROSMERTA a rappelé le contexte ainsi que  les demandes de dialogue avec l’Archevêque  qui n’a jamais daigné répondre ni recevoir les responsables de ROSMERTA. Elle a rappelé que ROSMERTA souhaitait engager des discussions en vue de l’achat de l’immeuble, puisqu’il est en vente, et l’absence de réponse même à cette proposition.

La présidente du tribunal d’instance a rappelé qu’elle devait certes juger en droit sur la question de l’expulsion mais qu’elle avait mesuré tout l’enjeu humain de l’affaire. Elle a donné la parole à une représentante du collectif d’animation de Rosmerta et à des hébergés qui ont relaté tout ce que leur a apporté l’accueil qui leur a été fait  alors qu’ils étaient totalement démunis, à la rue et sans solution.

En tant que chrétiens, catholiques : nous avons honte que notre Archevêque n’ait jamais pris la peine de dialoguer en direct avec les personnes concernées.

Nous avons honte qu’il ait osé critiquer dans la presse et sur les ondes d’une radio locale ce travail militant auprès des plus pauvres. Nous avons honte qu’il ait sanctionné les militants du CCFD terre solidaire qui se sont associés à ce travail humanitaire. Nous avons honte que le pasteur de notre Eglise n’ait à faire valoir que le droit inaliénable de propriété dans un contexte de drames humains. Nous avons honte que depuis le début l’Archevêque ait judiciarisé l’affaire sans jamais faire référence aux injonctions pourtant fortes du Christ qui a toujours et en toutes rencontres privilégié l’hospitalité, la tolérance, le dialogue.

Notre Archevêque gère cette situation à distance, envoyant ses émissaires, ne se confrontant jamais avec la réalité vécue de la misère, ne prenant jamais en compte la bienveillance des militants qui donnent de leur temps, de leur argent alors que lui même devrait être en première ligne comme l’y invitent  les paroles et les actes du Pape François et plus encore l’Evangile.

 https://chretiens-en-vaucluse.com-Contact : Chretiens.vaucluse@gmail.com

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