Carton Rouge

Monseigneur Cattenoz, Archevêque de l’Eglise d’Avignon, dérape une nouvelle fois

Le 11 juin 2012

Nous avons appris de sources sures et vérifiées que le 27 mai, à Beaume de Venise à l’occasion d’une cérémonie de communion, Monseigneur Cattenoz Archevêque de l’Eglise d’Avignon a eu des propos qui ont scandalisé ceux qui assistaient à cette messe familiale.

Deux phrases lourdes de sens ont été prononcées :

« Et qu’on ne dise pas qu’on n’a pas été prévenu, si un matin, on se réveille entouré de musulmans.»

« Je suis bien triste de vous annoncer que je dois repartir en Afrique chercher des prêtres : en consultant les cahiers de la paroisse, je me suis aperçu que voilà bien longtemps que Beaumes-de-Venise n’a plus eu de prêtre natifs de la commune. ».

Ces deux phrases reposent sur un fond idéologique totalement éloignées de l’Evangile qui prône l’amour et le respect du prochain.

Ici, on veut discriminer et attiser la peur de l’autre, là on va faire son marché en Afrique  pour reconstruire en Europe l’Eglise d’antan, ceci sans scrupule.

Nous retrouvons là tous les travers d’une forme d’Eglise autoritaire qui gouverne en attisant la méfiance de celui qui est différent dans son expression de foi et de pensée en sachant, quand cela  arrange,  l’utiliser dans ses forces vives quitte à le piller.

Nous condamnons ces propos.

Nous attendons autre chose d’un Evêque.

Nous attendons qu’il soit à l’écoute de notre monde et nous aide au discernement collectif des signes des temps. Nous attendons qu’il prône l’amour et le service du frère dans un esprit évangélique ceci dans la plus grande concertation.

Vous trouverez ci-après (cliquer sur le lien ) une lettre qui relate les événements du 27 mai 2012 afin que vous puissiez  vous-même vous faire  votre propre opinion sur ce qui s’est passé en mesurant les impacts que cette attitude entraine.

L’équipe de Chrétiens en Vaucluse

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1 réponse à Carton Rouge

  1. Simone Grava-Jouve dit :

    Bonjour à tous,
    Je ne trouve pas très heureux d’avoir publié un “Carton Rouge” du ton et du contenu de celui que j’ai lu sur ce blog – et ce pour plusieurs raisons. Rapidement: je n’estime pas, d’abord, le procédé
    de “dénonciation” utilisé par la personne qui s’est exprimée dans la fameuse lettre à l’origine de “l’affaire”; au mieux, cela manque de charité, au pis, cela sent sa délation. Si j’ai quelque
    chose à reprocher à quelqu’un, personnellement, je trouve l’occasion de le dire à celui ou celle qui a, selon moi, mal agi (en l’occurrence mal parlé). Je ne trouve pas sympathique ni estimable de
    “rapporter”, ni de faire circuler des commentaires très désobligeants, avec, qui plus est, des paroles sorties de leur contexte d’oralité, ou vues forcément sous l’angle le plus déplaisant possible
    alors qu’il y a peut-être des interprétations moins radicales ou plus charitables. J’ai fait l’expérience de rapporter ces propos à des chrétiens du diocèse qui ne sont ni des “pro-évêque”
    déclarés, ni mal disposés vis-à-vis de CeV, ni pour tout dire plus mauvais chrétiens que vous et moi, et qui se sont demandé à quoi l’on joue en soufflant à ce point sur le feu de la discorde sans
    essayer de relayer au moins l’équité (= informer d’abord la personne incriminée qu’elle est attaquée, lui proposer de s’expliquer). Ce sont pourtant des pratiques considérées comme justes et
    normales en démocratie, et pour nous, si l’on peut dire, plus encore, très soucieux que nous sommes de la fraternité et du respect de l’autre (du prochain). Franchement, je me demande ce que
    devient, au fil du temps, le dynamisme généreux impulsé par Olivier Le Gendre en octobre dernier. Un dernier mot: je me permets – en tant qu’ancien professeur de lettres! – de vous signaler
    l’énorme abus de langage qu’il y a à traduire l’idée d’aller demander à des prêtres africains de venir nous aider en France, avec le consentement explicite de leur évêque et dans la plus grande
    liberté de leur choix personnel (souvent dans la joie et la fierté de participer au soutien de la foi en Europe, après avoir été eux-mêmes autrefois évangélisés par les “Occidentaux”) et
    l’expression brutalement injurieuse: “aller faire son marché en Afrique”. Je suis persuadée, connaissant un peu des gens du bureau de CeV, qu’il y a là un procédé qui n’a pas l’assentiment de tous.
    A mon sens, il serait tout à l’honneur de CeV, avec un peu de recul, de revenir sur de pareilles “traductions”. Bien amicalement, et dans le respect de votre (notre) diversité: Simone

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