Invitation sur une réflexion sur notre manière de vivre et de pratiquer notre foi dans notre diocèse

Le mouvement « Chrétien en Vaucluse » invite à une large réflexion sur notre manière de vivre et pratiquer notre foi dans notre diocèse.

Nous invitons chacun, soit individuellement soit collectivement,  à contribuer à une réflexion que nous pourrons partager, en voici le cadre :

Jalons pour une réflexion des chrétiens du Vaucluse

Objectif : faire émerger une réflexion des chrétiens qui forment notre  diocèse, -réflexion personnelle ou en groupes-, pour permettre un échange des points de vue et des pratiques, et pour recueillir nos souhaits, nos désirs, nos attentes pour la vie concrète de notre diocèse.

L’idée est de prendre un temps en groupes locaux (cet automne), avant une mise en commun et l’appel à un intervenant qui nous aiderait à formuler nos attentes (au printemps).

Nous proposons de partir de notre expérience, pour faire le point sur :

A/-nos communautés : avec qui faisons-nous communauté, sur quelles bases (géographique, affinités, diversité ou points communs) ; comment faisons-nous communauté (accueil des arrivants, place des prêtres et des laïcs, journée du dimanche ou autre) ; quelles actions concrètes pour créer la communauté (repas partagés, randonnées, groupes de lecture…)

B/-nos célébrations : dans quelle forme sommes-nous à l’aise ? Ou pas ? Rites qui ont du sens, ou n’en ont plus pour nous ? Textes et homélies qui nous parlent ou pas ? Quelle est notre demande en matière de célébration ? Quelle place pour les prêtres, les laïcs ?

C/- Saurions-nous inventer des célébrations qui intéressent des jeunes, ou avons-nous les moyens de leur faire aimer les pratiques actuelles ?

D/-Nos lieux de ressourcement : où trouvons-nous l’impulsion, l’éclairage, l’encouragement mutuel ?

Sur chacun de ces points, nous mettrons en regard les réalités vécues aujourd’hui et les questionnements et attentes pour demain. Des échanges entre groupes seront un des moyens de nous enrichir mutuellement.

Nous restons à votre entière disposition pour toutes précisions complémentaires et pour davantage présenter cette démarche.

L’équipe d’animation de CEV

Comment s’y prendre : Merci de faire remonter vos contributions en adressant vos textes à l’adresse suivante : chretiens.vaucluse@gmail.com. Rien ne sera mis directement sur le site sans votre accord. L’anonymat s’il est souhaité sera toujours respecté. Nous préparerons une synthèse pour notre rencontre générale de printemps.

 

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Conférence donnée par Anne SOUPA le 29 juillet 2017 à Apt dans le cadre des Fêts de la Sainte Anne

Nous relayons l’information concernant la conférence que donnera, dans le cadre des Fêtes de sainte Anne à Apt,

Anne SOUPA

(Journaliste spécialisée dans la vulgarisation biblique, cofondatrice du Comité de la jupe et de la Conférence catholique des baptisé-e-s francophones)
 qui aura lieu le Samedi 29 juillet à 17h
Ancienne chapelle des Carmes, rue Paul-Valéry
« Etre catholique ou le devenir ? »
« En partant de l’aventure que chacun de nous a pu vivre
au cours des dernières élections, un constat s’impose :
il y a plusieurs manières de se dire ou d’être catho »
 
L’équipe d’animation CEV
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Manifeste de Chretiens en Vaucluse

 

MANIFESTE de CHRETIENS EN VAUCLUSE

A l’occasion des élections de 2017

Devant les tentations de repli et de quête identitaire qui se manifestent dans notre département et qui séduisent de plus en plus de chrétiens, nous Chrétiens en Vaucluse, nous prenons la parole pour alerter sur les risques que ces tentations font courir à notre société. Nous témoignons que la diversité de ceux qui la composent peut être une chance et une richesse si nous choisissons l’ouverture au monde, la solidarité et le partage, l’écoute de l’autre et le dialogue, le souci des plus fragiles et la fraternité.

Notre confiance s’enracine dans notre foi, celle de l’Église avec laquelle nous sommes en communion dans sa recherche de fidélité à la parole du Christ : « J’ai eu faim, j’ai eu soif, j’étais un étranger, j’étais nu, malade, en prison et vous êtes venus jusqu’à moi… En vérité, je vous le déclare, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. (Mt 25.) » .

Elle s’appuie également sur  la conviction que mentalités, cultures et religions peuvent coexister et s’enrichir mutuellement de leurs différences et que notre avenir, et celui de notre pays, dépend de notre capacité à construire une vie ensemble. Comme l’ont souligné les Évêques de France récemment : « « Qu’on le veuille ou non, notre société est devenue multiculturelle ».

1.    Nous  constatons que le vote FN est souvent lié à des peurs, (sentiment d’abandon et d’injustice, insécurité, voire désespoir) …

  • Peurs réelles : peur de tomber dans la pauvreté, peur des difficultés économiques, peur du chômage. Malaise devant le statut de la femme chez certains musulmans,
  • Peurs fantasmées : par méconnaissance de l’Islam et manque de contact avec des musulmans. Crainte de « l’invasion » avec la multiplication visible des foulards et  l’ignorance des nombres réels. On entend : « On n’est plus chez nous ».

…et à des précarités réelles

En PACA, la pauvreté  est particulièrement prégnante. Le Vaucluse est le plus touché. Avignon est la première grande ville avec 29% des habitants pauvres, dont la moitié vit avec  environ 764 euros par mois. Les communes de Carpentras, Cavaillon, Apt, sont dans le peloton des villes les plus pauvres. Le département de Vaucluse a le plus fort taux de chômage de la région (13 %). Les pouvoirs publics sont en panne de politiques volontaristes pour réduire les inégalités territoriales (rural/urbain, quartiers riches/quartiers pauvres). Un Plan local pour l’insertion existait depuis 22 ans sur le grand Avignon, il vient d’être abandonné  sans qu’un autre dispositif ait été proposé.

Dans le même temps et sur ce terreau,  le vote Front National a prospéré et atteint des scores très lourds :

  • En 2015, aux élections régionales, 51,28% des voix se sont portées sur le Front National avec des sommets jamais atteints dans les villes principales du département.
  • Les discours et les actes de rejet de l’étranger, de peur de l’autre, de renfermement sur soi, de renvoi dos à dos des personnels politiques, se multiplient.
  • Les plus exclus y trouvent les causes et explications de leurs malheurs ainsi qu’une façon d’abattre « le système ». Les mieux installés ou plus nantis y trouvent une façon de se justifier pour renforcer des protections contre  tout ce qui est différent et dérangeant.  

Pour certains, un monde semble s’écrouler. La tentation est grande de se livrer entre les mains de ceux qui, jouant de cette situation de crise, renforcent les peurs et promettent des solutions radicales.

2.    L’extrême droite (dont le FN) avance ses solutions.

Devant les changements en cours dans notre société, les stratégies de l’extrême-droite (et notamment du FN) visent :

A exacerber les peurs, en s’emparant de tout événement pour grossir les « périls » et prédire la catastrophe :

  • un article de Paris-Match a fait grand bruit en stigmatisant un quartier entier d’Avignon. Il affirmait que les autorités y toléraient le règne du salafisme sur la population massivement prise en otage.
  • L’annonce de l’installation par la préfecture de 30 demandeurs d’asile dans un lieu isolé du Vaucluse a provoqué des communiqués incendiaires sur les dangers potentiels encourus par la population, les femmes, les enfants, etc…

A simplifier les analyses jusqu’à la caricature :

  • méconnaissance de l’Islam, dont on ne retient que quelques aspects grossiers « religion de la violence et de la soumission » ;
  • théories abusives sur la démographie, pour annoncer le « grand remplacement », l’« invasion » menaçante d’étrangers.
  • refus de collaborer avec nos voisins européens, arguant des défauts de la construction européenne actuelle.
  • critique du « laxisme » de tous les éducateurs et des juges
  • accusation des hommes politiques qualifiés de « tous pourris »…
  • critique des media

– A annexer des traditions culturelles et religieuses du passé, pour en faire le socle d’une restauration de l’ordre social, ancré sur la soumission à l’autorité, le rejet du dialogue et des évolutions modernes. La religion catholique en particulier est instrumentalisée :

  • La députée du Vaucluse, Marion Maréchal Le Pen, se présente comme chrétienne, « pratiquante » ; elle déclare approuver la « Doctrine Sociale de l’Eglise » ; de celle-ci elle ne retient que l’interdiction de l’avortement (qui ne fait pas partie de ce qu’on définit par Doctrine sociale de l’Eglise) et en néglige le fonds. Elle rejoint ainsi un courant présent depuis longtemps dans le Vaucluse, qui croit avoir trouvé dans ce parti un défenseur efficace de la foi chrétienne et des pratiques catholiques d’avant Vatican II.
  • Même lorsqu’ils sont conscients et inquiets de ces dérives, beaucoup de responsables politiques et religieux locaux se réfugient dans le silence face à ces affirmations et comportements de l’extrême-droite. Certains craignent, en prenant la parole, de donner à cette mouvance, une raison supplémentaire de déployer sa propagande et de développer l’inquiétude. Et surtout, prendre position clairement sur les sujets sensibles (sécurité, droits des personnes, accueil des migrants) risquerait de faire perdre des voix ou des pratiquants.

3.     Face à ce constat nous disons NON aux divisions, et nous prenons le risque de l’espérance.

Face aux déséquilibres mondiaux, nous souvenant que les Pères de l’Europe étaient des chrétiens engagés, nous ne pouvons pas aujourd’hui fermer nos portes et renier les valeurs d’accueil et de fraternité auxquelles nous sommes attachés.

Nous savons que des chemins existent et nous voulons témoigner d’un certain nombre d’initiatives pleines d’humanité, où croyants et non-croyants se côtoient pour apprendre à vivre ensemble.

·      A l’école

En 2016, la Mairie de Caumont sur Durance, la Bibliothèque et l’école primaire proposent en partenariat un atelier d’écriture pour sensibiliser les CM2 à la poésie contemporaine. Les enseignants et des bénévoles, apportent leur concours à cette action ; cette collaboration redonne tout son sens à la notion de communauté éducative. Autour du thème Vivre ensemble, les élèves livrent dans leurs écrits leur quotidien imaginé et vécu. Ils se font l’écho de l’actualité immédiate : attentat de Paris, attentat de Bruxelles, la laïcité, le racisme, le racket, la violence, la peur, la solitude. Comment vivre sans avoir peur les uns des autres ? 

A la salle des fêtes, lorsque chaque enfant, devant la communauté du village, donne voix et réalité aux textes qu’il a composés, il accomplit un acte citoyen. Il dit tout haut qu’il refuse le rejet, les violences, le racket, qu’il veut accepter les différences.

·      L’accueil des demandeurs d’asile

A Carpentras. Pour l’accueil de 25 demandeurs d’asile, un collectif est créé, composé de différentes associations et de membres individuels bénévoles. Avant leur départ vers les CADA, les jeunes accueillis ont souhaité faire une fête qui a réuni près de 300 participants ;  ils l’ont animée de leurs chants et danses et avaient préparé une partie du repas. « Merci la France! » ont-ils clamé en partant.

Lors du Conseil municipal le 27-9, un élu FN  (catholique pratiquant) propose une motion  » pas de migrants dans ma commune » que le Maire se refuse, heureusement, à mettre à l’ordre du jour.

A Avignon.  En 2015, 300 personnes à Avignon répondaient à l’appel de la mairie pour recevoir des réfugiés.

L’accueil des demandeurs d’asile, venus principalement de pays en guerre, s’organise en Vaucluse. L’ADOMA, en regroupe plus de 100. Des accompagnateurs socioprofessionnels agissent au quotidien pour suivre et orienter les accueillis,  afin de faciliter leur intégration dans notre société, avant l’obtention du droit d’asile à l’issue de leur parcours. Cet accompagnement se fait en lien avec diverses associations vauclusiennes, pour  l’enseignement du français, les démarches administratives etc… D’autres associations, Welcome, Habitat et Humanisme, portent le même souci de l’accueil.

A Apt. Le Conseil pastoral a organisé un goûter pour connaître les réfugiés syriens nouvellement arrivés.

·      Les activités culturelles

A Avignon. Des rencontres interculturelles ont eu lieu, ainsi que des rencontres festives avec des jeunes dans un quartier sensible

Des théâtres scolaires ont créé en 2015 des spectacles qui ont pour thème la joie de vivre ensemble entre jeunes de diverses origines, dans un esprit de fraternité, de liberté, d’égalité.

Le cinéma Utopia accepte de projeter des films à la demande d’une équipe de “Cinéchange” qui réunit pour des débats un public nombreux de divers horizons culturels entre personnes qui ne se rencontrent jamais : femmes maghrébines, anciens SDF, personnes handicapées, étrangers, personnes seules, en précarité ou non.

·      Le développement des liens de voisinage

A Avignon. L’opération “mosquées ouvertes”, en janvier 2016, a mobilisé largement un public intéressé, qui a été frappé par la générosité de l’accueil.

Trois soirées ont eu lieu au presbytère St Ruf en 2016, pour une  rencontre entre des habitants du quartier de milieux et de religions différents. Des paroissiens, dont quelques jeunes, ont assuré un accueil très chaleureux pour un repas partagé par 50 personnes. Un responsable musulman et un  prêtre ont lancé le débat, avec comme objectif de creuser les 3 devises de notre République : Fraternité – Egalité – Liberté. Une ou deux questions guidait les échanges. Une mise en commun clôturait la soirée. Une belle réussite !

 

A Apt.  Participation importante de la paroisse aux journées Portes Ouvertes de la mosquée. En retour, les musulmans ont été accueillis pour une visite commentée de la cathédrale et un concert d’orgue.

·      Les rencontres interreligieuses

 A Avignon, depuis 20 ans, l’association DIRE (dialogue interreligieux) organise des échanges, des conférences, des visites réciproques entre chrétiens, bouddhistes, musulmans…

La Nuit des Veilleurs : A l’occasion de la journée internationale de soutien aux victimes de la torture, le groupe de l’Action des chrétiens pour l’Abolition de la torture (ACAT) d’Avignon a organisé un rassemblement silencieux sur la place Pie auquel environ 90 personnes de toute sensibilité religieuse ont participé dans le recueillement.

A Apt. Après les attentats de Charlie, un texte commun aux représentants des catholiques, protestants et musulmans a été lu par l’imam à la mairie.

Une délégation de musulmans  a participé à l’hommage rendu au P. Hamel lors de la messe des fêtes de la Sainte Anne.

·         Connaissance des autres religions

Connaissance de l’Islam et du judaïsme: le CERCA (Centre d’Etudes et de Réflexion Chrétiennes d’Avignon) propose à toutes les personnes intéressées par la formation et l’approfondissement du dialogue inter religieux 2 séries de rencontres :

– Sur la culture juive: découverte de la Torah, l’histoire du peuple juif, de sa pensée, et une initiation à l’hébreu biblique.

– Sur  » Les visages de l’Islam de France » avec la contribution d’imams et de croyant (es) musulmans du Vaucluse.

4.               Conclusion

Les réflexions et les témoignages que nous proposons ici sont le fruit d’un travail collectif, dans un esprit de dialogue et d’ouverture. Ils ne prétendent pas à l’exhaustivité car ils s’appuient sur notre expérience locale, concrète, vécue dans les communes, les paroisses, les écoles, les associations, dans ces rencontres avec d’autres cultures, d’autres religions qui tissent notre vie quotidienne.

C’est tout cela que nous voulons faire connaître le plus largement possible autour de nous. Car nous pensons que cette réflexion peut nourrir  un mouvement plus vaste et rencontrer des échos au-delà du Vaucluse, dans toute la France.

C’est pourquoi nous lançons un appel à toutes les communautés chrétiennes, aux associations diverses, aux chrétiens et, plus largement, à tous ceux qui le souhaitent, pour qu’ils témoignent avec nous à partir de leurs initiatives locales que le refus des différences et le repli sur soi que défend l’extrême-droite ne sont pas des solutions. Au  contraire, nos expériences de partage et de vie ensemble sont les véritables germes d’un monde nouveau qui se construit pas à pas vers une fraternité à laquelle nous croyons que tous les hommes et les femmes de toutes origines sont appelés.

Chrétiens en Vaucluse regroupe depuis 2009 des chrétiens qui réfléchissent et agissent dans un diocèse en difficulté.

 

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Annonce de la paroisse St Jean XIII d’Avignon

Veuillez trouver ci-jointe une invitation de la paroisse St Jean XXIII d’Avignon

« Alice Moulinas et la paroisse Jean XXIII vous invitent à la rencontre du :

mercredi 2 mars 2016 de 18h30 à 20 heures à l’église St Jean XXIII ( parking à côté de l’église)

sur le thème : « la miséricorde, au coeur de Dieu »
Cette célébration a été préparée par une équipe de la paroisse qui aimerait ouvrir au plus grand nombre d’entre nous ce moment original et privilégié pour entrer dans ce thème proposé par notre pape : la miséricorde de Dieu.
La réflexion se fera à plusieurs voix, en s’appuyant sur quelques passages de la Bible et au moyen d’échanges, prières, chants, vidéo, citations tirées des livres du pape.
Et nous serons invités à réfléchir aux actes de miséricorde que nous pouvons poser dans nos vies de tous les jours »

Le webmaster

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Conférence d’Anne Soupa le 30 janvier 2016

CEV vous invite le

Samedi 30 janvier 2016 de 13h30 à 17h

à l’YMCA à Villeneuve lès Avignon (plan ci-dessous)

Conférence d’Anne Soupa

(cofondatrice du Comité de la jupe et de la Conférence Catholique des Baptisé-e-s Francophones)

Sur le thème

«Les perspectives d’avenir des laïcs dans nos Eglises»

Conférence suivie d’un échange

Libre participation aux frais

Repas partagé pour ceux qui le souhaitent à partir de 12h avec les éléments apportés par chacun (dont assiettes, couverts et verres)

Renseignements au 06 75 80 18 67 / 06 89 55 25 92

Plan d’accès YMCA

YMCA, 7bis chemin de la Justice à Villeneuve

(Prendre le Pont Daladier ; après avoir passé la première partie du pont, il faut prendre la file de gauche, indiquée « Les Angles » et non pas Villeneuve qui fait partir à droite puis direction Bellevue ; le Chemin de la justice est à gauche au petit rond-point à 100m).

Parking : places en nombre limité. Préférer le covoiturage, ou le parking Ile Piot, ou le parking près du rond-point, ou le bus (arrêt Général Leclerc, ligne 4 depuis la Poste ou 16 depuis St Chamand et Montfavet)

accès 15-12-2012326

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Initiative du CFCM relayée par l’association DIRE d’Avignon: dimanche 10 janvier 2016

Voici un communiqué de l’association DIREJournées « Portes Ouvertes » des Mosquées

« Le 9 et le 10 janvier, à l’initiative du Conseil Français du Culte Musulman, des responsables de mosquée ouvrent leurs portes aux croyants de toutes les familles religieuses. 

L’association du Dialogue InterReligieux d’Avignon D.I.R.E souhaite rejoindre cette initiative. Elle propose à cet effet des visites de groupes le dimanche 10 janvier.

A 11h la nouvelle mosquée de la Grange d’Orel accueillera notamment les habitants des quartiers voisins.

Pour l’après-midi nous proposons l’itinéraire suivant :

à 14h, mosquée de Saint Chamand (rue Léo Larguier), près de la pharmacie ;

à 15h, mosquée Nour (11, rue marquise de Sévigné) pour un «THÉ DE LA FRATERNITÉ» ;

à 16h30, mosquée El Boukhari (12, av. Joseph D’Arbaud) ;

à   17h15, mosquée Es Sunna (11, rue d’Alger).

Chacun peut, selon ses disponibilités, se joindre à l’ensemble de ces visites ou à une partie d’entre elles. Le covoiturage facilitera les déplacements d’un lieu à l’autre.

Nous espérons que nous serons nombreux à répondre, d’une façon ou d’une autre, à cette invitation à la rencontre pour tracer les chemins de la paix. »

Bonne participation

Le groupe d’animation de CEV

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Concomitance des anniversaires des naissances de Jésus et Mahomet

Le groupe interreligieux d’Avignon a marqué à sa façon la concomitance cette année des anniversaires des naissances de Jésus et de Mahomet.

Voici ci-dessous les textes de faireparts que le groupe a élaborés:

 

Aujourd’hui 23 décembre,
les musulmans célèbrent la naissance du prophète Mohamed (SWS). Les bouddhistes, orthodoxes, catholiques, protestants
s’associent à la joie de cet anniversaire
et sont heureux de partager avec eux l’annonce d’un Dieu de paix pour tout homme. Cette paix que les croyants appellent sur le prophète (SWS) en prononçant son nom,
est notre tache urgente avec tous les autres croyants.
Personne ne peut oublier que dans Islam, il y a « salam », la paix !
C’est la condition pour rendre possible notre désir le plus profond : bien vivre ensemble.
Les croyants du groupe interreligieux DIRE84

Ce soir, 24 décembre,
les chrétiens célèbrent l’anniversaire de la naissance de Jésus de Nazareth, (Issa, paix sur lui). Les musulmans, les bouddhistes s’associent à leur joie
et se réjouissent avec eux
en se répétant l’annonce de paix pour tous les hommes qui a accompagné la naissance de Jésus
(le prophète ‘Issa, « paix sur lui »),
qui pour nous est un grand prophète.
Cette paix pour tous est notre tâche urgente :
paix des cœurs et paix des esprits pour construire ensemble un monde plus juste pour tous.
Les croyants du groupe interreligieux DIRE84

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rencontre avec Anne Soupa , présidente de la Conférence des Baptisés/es

Nous vous avons fait part dans nos précédents communiqués de nos rencontres avec le nonce apostolique, Mgr Pontier et Mgr André Vingt Trois.

Il nous a paru nécessaire d’informer aussi directement Mgr Cattenoz, par lettre, et de lui rappeler les dysfonctionnements qui s’accumulent depuis 13 ans du fait de son gouvernement. Ses interventions dans la presse locale, de plus en plus tournées vers le spectaculaire, ne sauraient faire oublier que de nombreux fidèles et pasteurs souffrent toujours de ses décisions abruptes, et qu’il est souvent sourd (malgré ses dénégations) aux orientations proposées par l’Eglise de France au fil des années récentes (Diaconia, dialogue interreligieux, Synode de la Famille, Œcuménisme…). Qu’en sera-t-il de l’Année de la Miséricorde ?

Nous avons reçu récemment une réponse consternante de Mgr André Vingt-Trois (voir lien http://chretiens-en-vaucluse.com/464.php) à laquelle nous avons répondu (voir lien http://chretiens-en-vaucluse.com/461.php).

Golias a publié (n° 411 du 10 au 16 décembre) un long article concernant le diocèse d’Avignon. Nous avons envoyé un droit de réponse (voir lien http://chretiens-en-vaucluse.com/462.php).

Mais nous continuons de proposer aux chrétiens du Vaucluse de se retrouver pour vivre au mieux leur vie de baptisés. Des petits groupes de réflexion continuent à fonctionner en plusieurs points du diocèse. Des rencontres largement ouvertes nous rassemblent chaque année (dont une sur Diaconia en 2013, une sur le Synode de la Famille en 2015).

Pour l’année en cours, nous avons demandé à Anne Soupa, présidente de la Conférence des Baptisé-es francophones (CCBF) de venir chez nous le samedi 30 janvier 2016. Nous vous donnerons des précisions très bientôt. Nous espérons être nombreux pour l’accueillir.
Réservez cette date dès maintenant !

Bonne marche vers Noël !
Le conseil d’animation CEV

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6eme communiqué : Compte rendu de la rencontre avec le Cardinal André Vingt Trois, Archevêque de Paris

Les représentants du mouvement « Chrétiens en Vaucluse » ont été reçus par le Cardinal André Vingt Trois, Archevêque de Paris, le 17 septembre 2015, lors d’un entretien qui a duré plus d’une heure.

Toutes les questions relatives aux graves difficultés que connaît le diocèse d’Avignon depuis bientôt 13 ans ont pu être abordées dans un climat très chaleureux, de grande confiance et de grande liberté d’expression.

Des événements récents ont pu être rapportés et commentés. Un dossier très complet a été remis au Cardinal sur des faits particulièrement significatifs.

Monseigneur Vingt Trois s’est montré très préoccupé de cette situation qu’il connaît de longue date mais qui manifestement ne s’améliore pas malgré les diverses tentatives antérieures pour tenter de rétablir un fonctionnement normal.

Monseigneur Vingt Trois a encouragé les représentants de « Chrétiens en Vaucluse » à poursuivre leur démarche dans le respect des personnes pour faire connaître leur analyse et leur point de vue.

Il nous a assuré qu’il œuvrait en étroite collaboration avec les plus hautes autorités ecclésiastiques pour faire avancer la recherche de solution.

Comme nous l’avions fait avec le Nonce Apostolique qui nous avait reçu le 9 juin et avec Monseigneur Pontier rencontré le 15 juillet 2015, nous avons particulièrement insisté sur l’urgence qu’il y avait désormais d’agir tant le diocèse était en souffrance en de nombreux endroits et sur de nombreux thèmes.

Nous sommes convenus de rester en étroite relation pour la suite des événements.

Le conseil d’animation du mouvement « Chrétiens en Vaucluse »

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5 eme communiqué : Rencontre de CEV avec le Cardinal Vingt Trois Archevêque de Paris

5eme communiqué

Rencontre avec le Cardinal André Vingt Trois,
Archevêque de Paris

Comme nous l’avons rapporté dans les 4 communiqués précédents, constatant que la situation ne s’améliorait pas dans le Diocèse d’Avignon, le mouvement « Chrétiens en Vaucluse » (CEV) a multiplié les initiatives depuis le début de l’année pour alerter les plus hautes autorités de l’Eglise Universelle.

1/ A sa demande, et afin d’aborder toutes les questions relatives à la situation que connaît le Diocèse d’Avignon, CEV sera reçu le jeudi 17 septembre 2015 par le Cardinal André Vingt Trois, Archevêque de Paris, membre de la Congrégation des Évêques au Vatican, Congrégation présidée par le Cardinal Ouellet.

2/ Nous rappelons que « Chrétiens en Vaucluse » a déjà été reçu :

– à Paris, le mardi 9 juin 2015, par Monseigneur Luigi Ventura, Nonce Apostolique,

– à Marseille, le mercredi 15 juillet 2015, par Monseigneur Georges Pontier, Archevêque de Marseille et président de la Conférence des Évêques de France.

Vous trouverez les premiers comptes rendus de ces rencontres sur notre site chretiens-en vaucluse.com

3/ Une communication plus complète sur toutes ces initiatives et sur leurs résultats
sera donnée prochainement, après la rencontre avec Monseigneur André Vingt Trois.

Le conseil d’animation du mouvement « Chrétiens en Vaucluse ».

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4ème communiqué concernant la rencontre du 15 juillet 2015 avec Monseigneur Georges PONTIER

Les représentants du mouvement « Chrétiens en Vaucluse » ont été reçus le 15 juillet 2015, lors d’un entretien qui a duré 1h 15 minutes, par Monseigneur Georges PONTIER, président de la Conférence des Évêques de France, Archevêque de Marseille.

Dans un climat très chaleureux et de grande confiance, ont pu être abordées toutes les questions relatives aux graves difficultés que connaît le diocèse d’Avignon depuis bientôt 13 ans.

Des événements récents ont pu être rapportés et commentés. Un dossier très complet lui a été remis.

Monseigneur PONTIER s’est montré très préoccupé de cette situation qui manifestement ne s’améliore pas malgré les diverses tentatives antérieures pour tenter de rétablir un fonctionnement normal.

Un partage très ouvert sur les causes de ces difficultés et sur les façons d’en sortir a permis de tracer des perspectives et de redonner confiance.

Monseigneur PONTIER a encouragé les représentants de « Chrétiens en Vaucluse » à poursuivre leur démarche dans le respect des personnes pour faire connaître leur analyse et leur point de vue.

Il nous a assuré qu’il œuvrait en étroite collaboration avec le Nonce Apostolique pour faire avancer la recherche de solution qui relève en dernier ressort, au Vatican, de la Congrégation pour les Évêques présidée par le Cardinal OUELLET.

Le mouvement « Chrétien en Vaucluse » saisira donc aussi le Cardinal André VINGT TROIS, membre de cette Congrégation en lui transmettant le dossier qui a été constitué.

Comme nous l’avions fait avec le Nonce Apostolique qui nous avait reçu le 9 juin, nous avons particulièrement insisté sur l’urgence qu’il y avait désormais d’agir tant le diocèse était en souffrance en de nombreux endroits et sur de nombreux thèmes.

Nous sommes convenus de rester en relation étroite pour la suite des événements.

Nous aurons l’occasion en septembre, de communiquer très largement sur l’ensemble de nos démarches.

Avignon le 20 juillet 2015
Le conseil d’animation du mouvement « Chrétiens en Vaucluse ».

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Dérapage du Front national dans le Vaucluse

Le mercredi 5 juillet 2015, Madame Maréchal le Pen, dans les locaux de la mairie du Pontet (Vaucluse) dont le maire appartient au Front national, avait réuni ses troupes en vue du lancement de la campagne électorale pour les prochaines élections régionales.
Dans son discours particulièrement clivant, voire haineux où elle cogne tous azimuts et qu’elle a diffusé sur les réseaux sociaux, elle ose avancer :

« La Provence est une terre d’identité et de résistance. Résistance des princes provençaux face à l’invasion sarrasine, résistance face à la terreur révolutionnaire, face à la réforme protestante, face à l’occupant allemand, face au funeste projet de l’Union européenne en 2005. Soyez fidèles à ce que vous avez toujours été, avec nous résistez et ensemble gardons le cap : celui de la France… plein sud !
Elle associe la réforme protestante à l’invasion sarrasine et à l’occupation allemande ! »

Les chrétiens que nous sommes sont atterrés de cet amalgame qui en dit long sur l’idéologie de haine qui traverse ce discours et de l’incroyable inculture qui en est la racine.
La Fédération Protestante de France a immédiatement réagi. Nous nous associons totalement à nos frères protestants dans la condamnation totale de ces propos et nous nous inquiétons que cette idéologie sans complexe se diffuse tant dans notre département.
Nous assurons nos frères protestants de notre plus totale solidarité et de notre amitié dans la foi partagée.

18 juillet 2015
Le conseil d’animation du mouvement « Chrétiens en Vaucluse ».

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3ème communiqué- Annonce de la rencontre avec Monseigneur Georges Pontier

3eme communiqué 

Rencontre avec Monseigneur Georges PONTIER

 

Comme nous l’avons rapporté dans les deux communiqués précédents, constatant que la situation ne s’améliorait pas dans le Diocèse d’Avignon, le mouvement « Chrétiens en Vaucluse » (CEV) a multiplié les initiatives depuis le début de l’année auprès des plus hautes autorités de l’Eglise universelle.

1/ A sa demande, et afin d’aborder toutes les questions relatives à la situation que connaît le Diocèse d’Avignon, CEV sera reçu le 15 juillet 2015 par Monseigneur Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, Archevêque Métropolitain pour la Province Ecclésiastique et président de la Conférence des Evêques de France.

2/ Nous rappelons que CEV a déjà été reçu à Paris, le mardi 9 juin 2015, par Monseigneur Luigi Ventura, Nonce Apostolique.

Le compte rendu de cette rencontre est sur le site : http://chretiens-en-vaucluse.com/425.php.

3/ Une communication plus complète sur toutes ces initiatives et sur leurs résultats

sera donnée prochainement.

Le conseil d’animation du mouvement « Chrétiens en Vaucluse ».

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2ème Communiqué sur la Rencontre avec le Nonce le 9 juin 2015

Comme annoncé, Monseigneur Luigi Ventura a reçu le 9 juin 2015 une délégation du mouvement «  Chrétiens en Vaucluse » pour aborder les questions relatives à la situation dans laquelle se trouve le diocèse d’Avignon depuis 13 ans.

L’entretien initialement prévu pour 1h a duré 1h40.

Le Nonce a été particulièrement accueillant et chaleureux et a porté une écoute très attentive aux nombreux sujets qui ont été développés devant lui, documents à l’appui.

Il est apparu très informé de ce qui se passait depuis toutes ces années et très préoccupé. Il nous a particulièrement remerciés d’apporter un éclairage complémentaire aux informations dont il disposait.

Nous avons particulièrement insisté sur l’urgence qu’il y avait désormais d’agir tant le diocèse était en souffrance en de nombreux endroits et sur de nombreux thèmes.

Nous sommes convenus de rester en relation étroite pour la suite des événements.

Dans les prochains jours « Chrétiens en Vaucluse » rencontrera d’autres hautes autorités ecclésiastiques.

Nous renouvelons notre invitation à participer à la rencontre sur le synode de la famille qui aura lieu le samedi 13 juin à Avignon- Voir les horaires et l’organisation sur ce même site au lien http://chretiens-en-vaucluse.com/421.php.

Nous aurons l’occasion à ce moment là de donner plus d’informations sur notre rencontre avec Monseigneur Luigi Ventura.

Le conseil d’animation du mouvement « Chrétiens en Vaucluse ».

 

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1er communiqué-Annonce de l’audience chez le Nonce Apostolique le 9 juin 2015

Le mouvement Chrétiens en Vaucluse a multiplié, ces derniers mois, les initiatives auprès des plus hautes autorités de l’Eglise pour les alerter sur la situation du diocèse d’Avignon.

Vous trouverez ci dessous  un communiqué annonçant la rencontre  du 9 juin avec Monsieur Luigi Ventura, Nonce apostolique,

Cordialement

Le conseil d’animation de CEV

 

Communiqué

 A sa demande, le mouvement « Chrétiens en Vaucluse » est reçu à Paris, le mardi 9 juin 2015 à 11 heures, par Monseigneur Luigi Ventura, Nonce Apostolique pour aborder les questions relatives à la situation que connaît le diocèse d’Avignon.

 Constatant que la situation ne s’améliorait pas, CEV a multiplié les initiatives depuis le début de l’année auprès des plus hautes autorités de l’Eglise universelle.

Une communication plus complète sera donnée prochainement sur toutes ces initiatives et sur leurs résultats.

 D’ores et déjà, nous vous donnons rendez vous le 13 juin 2015 à l’occasion de la demi journée de rencontre et de réflexion autour des thèmes du synode de la famille. Vous trouverez sur ce même blog les indications pratiques pour participer à cet événement.

 Le conseil d’animation du mouvement « Chrétiens en Vaucluse ».

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Invitation à la journée du 13 juin 2015 à Avignon

Comme annoncé, Chrétiens en Vaucluse vous invite à une journée de rencontre et de réflexion

 

Comme les années précédentes, Chrétiens en Vaucluse propose une journée de rencontre ouverte à tous, pour une réflexion autour des thèmes du Synode de la Famille en cette année 2015. Il nous semble important de continuer à réfléchir sur ces sujets, pour mettre en commun un travail qui a été fait par plusieurs petits groupes depuis l’hiver dernier. Cela devrait nous permettre de suivre plus attentivement les débats à venir cet automne, dans la deuxième session du Synode de la Famille

 

Nous vous proposons de nous retrouver

le samedi 13 juin, de midi à 18H, au lycée St Joseph, Avignon,

 accès rue du Portail Magnanen,

( parking dans la cour du lycée: entrer Porte St Michel, suivre la rue St Michel, passer la Place des Corps Saints, au bout de la place tourner à droite Rue des Lices puis la première à droite la Rue du Portail Magnanen au n° 45)

.

 

Programme:

  • -12h  repas partagé, pour ceux qui le peuvent
  • -13h30  introduction
  • -14h à 16h  travail en ateliers:

4 thèmes ont été retenus parmi ceux qui manifestent une tension entre vécu et doctrine

  • -16h à 16h30  pause, échanges libres
  • -16h30 à 18h compte rendu des ateliers
  • – conclusion

 

Nous terminerons par un temps de prière.

Nous vous attendons nombreux

L’équipe d’animation de CEV

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Une conférence sur la laïcité à ND de Lumière le 30 mai 2015

Samedi 30 mai à Notre Dame de Lumière, Grande salle de l’hôtellerie de 18h à 20h

Conférence-débat avec Mr Antoine Martin

ancien président des Equipes Enseignantes de France (Chrétiens dans l’Enseignement Public)

"la laïcité, pour un vivre-ensemble"
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Journée de réflexion et d’échange sur le Synode de la Famille le 13 juin 2015

Comme les années précédentes, Chrétiens en Vaucluse propose une journée de rencontre ouverte à tous, pour une réflexion autour des thèmes du Synode de la Famille.

S’il y avait des dates butoir pour envoyer des contributions à nos évêques ou aux journaux qui recueillaient des avis (la Conférence des baptisés ayant aussi réuni des contributions), il nous semble important de continuer à réfléchir sur ces sujets, pour mettre en commun un travail qui a été fait par plusieurs petits groupes depuis l’hiver dernier.

Cela devrait nous permettre de suivre plus attentivement les débats à venir cet automne, dans la deuxième session du Synode de la Famille.

 

Nous vous invitons  le samedi 13 juin 2015,

de 12h00 à 17h30 au lycée Saint Joseph

(accès par la rue du Portail Magnanen)

 D’autres modalités seront précisées ultérieurement.

Le repas, par lequel nous démarrerons notre rencontre, sera tiré du sac pour un partage convivial. Les travaux commenceront à 13h30 pour ceux qui ne pourront nous rejoindre qu’à ce moment.

Dès maintenant, retenez cette date, afin que nous profitions de cette occasion d’approfondissement et d’échanges.

 L’équipe d’animation de CEV

 

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A propos d’Olivier Legendre

Olivier Legendre, que nous avons reçu en 2011, a replongé gravement dans son cancer. Il est hospitalisé en région parisienne, en situation critique. Sa femme demande qu’on ne le lâche pas, et que nos prières l’accompagnent. Portons le dans nos prières en cette épreuve .

L’équipe d’animation de CEV

 

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Exorcisme suite…

Nous nous interrogeons:

  • -comment le mot « exorcisme » est entré dans le déroulement?
  • quel est ce laïc appelé auprès de l’exorciste en titre, et pourquoi a-il-été mandaté?
  • que venaient chercher les personnes présentes (prière, conversion…) et comment ont-elles été réunies ?
  • l’évêque était-il présent comme le dit le journaliste?
  • s’il devait y avoir des précisions ou des désaccords avec le journaliste, pourquoi n’y a-t-il pas eu de mise au point rapide et explicite après la publication des deux journaux?

CEV

Ci-dessous l’article de La Provence du 23 septembre 2014:

Exorcisme et patrimoine, un mélange de genre qui dérange

Avignon / Publié le Mardi 23/09/2014 à 05H29

Ouverte au public, la collégiale accueillait dans le même temps un prêtre exorciste

1/2

Drôle de mélange des genres samedi dernier à la Collégiale Saint-Martin. Pas fait exprès, pour le Père Berger, curé de la paroisse du nord-Vaucluse. Photos J.P.

Prec. Pause Suiv.

Le programme officiel des Journées du patrimoine à la Collégiale Saint-Martin de Bollène faisait état d’une exposition de photos de sa restauration intérieure. Elle y était effectivement, mais c’est un autre spectacle qui a choqué quelques-uns des visiteurs présents : une « prière d’intercession et de délivrance/exorcisme », selon les termes employés dans le communiqué figurant sur le site internet de la paroisse de Bollène.

La séance était menée par le Père Gabriel Picard d’Estelan, prêtre exorciste du diocèse, assisté par Frédéric Lacroix, « un laïc, qui a reçu la mission de Dieu dans l’obéissance à l’Église, de combattre les infestations du Mal au nom de Jésus-Christ », selon le Père Gabriel Picard d’Estelan (voir notre édition du 27 août et un sujet dédié à la fonction de prêtre exorciste).

De fait, les touristes en quête de vieilles pierres voire de recueillement, ont eu à voir certains fidèles en transe, criant ou pleurant. Le tout en présence de Monseigneur Cattenoz, évêque d’Avignon. Rien de volontaire là-dedans pour la paroisse, laquelle indiquait par la voix du Père Berger que la concomitance entre cette séance et les Journées du patrimoine n’était pas « faite exprès. »

« Un télescopage malheureux »

Si les séances d’exorcisme font, à part entière, partie du culte catholique, c’est bien cette concomitance avec un événement ouvert au grand public qui dérange.

Anthony Zilio, président PS de l’intercommunalité Rhône-Lez Provence et conseiller d’opposition à Bollène, se dit « profondément choqué, comme beaucoup de Bollénois et de touristes, par l’utilisation faite, ici à Bollène, des Journées européennes du Patrimoine. Ces journées n’ont pas vocation à initier des rites religieux de quelque religion que ce soit. Je ne mets pas en cause cette pratique qui relève d’une religion car je respecte toutes les religions dès lors qu’elles s’exercent dans le cadre privé. Mais ce n’était pas le cas samedi dernier. »

Du côté de la Ville, maître d’oeuvre du programme des Journées du patrimoine, on reconnaît, par la voix du directeur de la communication Jean Vallier, « un télescopage malheureux. On n’ignorait pas l’existence de cette cérémonie, initialement présentée comme un temps de chants et de prières, mais on ne l’a pas relevé quand nous avons validé les programmes des Journées du patrimoine. Nous comprenons que les visiteurs aient pu être surpris et gênés, car les séances de ce genre sont des événements extraordinaires et inhabituels. Mais ils auraient aussi pu tomber sur un baptême ou un mariage. La vie de l’église ne s’arrête pas parce qu’il y a les Journées du patrimoine. De plus, la Ville n’a pas à prendre partie sur ce que fait le curé dans son église. Il est vrai que nous en sommes propriétaires, mais le curé est affectataire. »

Un dernier point contesté par Anthony Zilio, « quand on sait que c’est le contribuable qui a financé pour bonne partie la rénovation de la Collégiale Saint Martin, jusqu’à 23 000 de frais d’inauguration. Il aurait été plus mesuré de dire que ce bâtiment appartient aux Bollénois et qu’ils ont leur mot à dire quant à son utilisation. »

Le reste du week-end, à la Collégiale, était notamment occupé par deux concerts. Dont on ignore s’ils ont adouci les moeurs bollénoises.

Nicolas Lavergne

Article du Vaucluse Matin du 22 septembre 2014:

BOLLÈNE : Ce samedi après-midi à la collégiale Saint Martin, en même temps que les 31e Journées européennes du patrimoine

Un prêtre exorciste combat les infestations du Mal

Les visiteurs pour les Journées du patrimoine qui ont choisi de se rendre hier en début d’après-midi à la collégiale Saint Martin pensaient découvrir une exposition de photos sur “la restauration des intérieurs” de l’édifice. Mais certainement pas voir des gens sur le parvis en train de vomir, en pleurs. Ils se voient alors redirigés vers d’autres sites. Mais certains s’engagent quand même à l’intérieur. En entrant, c’est la stupéfaction. Sous leurs yeux, des personnes gesticulent les mains levées vers le ciel, d’autres tombent, inanimées, en prière devant le Saint Sacrement et les visiteurs se demandent alors s’il ne faut pas appeler les pompiers.

 

Une cérémonie avec un exorciste du diocèse

Ils découvrent des prêtres en confession dans les chapelles latérales, des séances d’exorcisme par un prêtre du diocèse, le père Gabriel Picard d’Estelan et Frédéric Lacroix, « un laïc qui a reçu la mission de Dieu dans l’obéissance à l’Église, de « combattre les infestations du Mal au nom de Jésus Christ », selon les termes du communiqué de la paroisse de Bollène annonçant l’événement.

« Frédéric Lacroix est très connu, explique Myriam, une paroissienne. Il est venu avec le père Gabriel Picard d’Estelan, un prêtre exorciste du diocèse. C’est une journée d’adoration qui a commencé tôt ce matin. » Une journée “d’eucharistie, de délivrance ”organisée par le diocèse d’Avignon et à laquelle participait Monseigneur Cattenoz, archevêque d’Avignon.

Du côté des visiteurs, l’incompréhension domine. «C’est difficile de visiter. Il y a des confessions dans les chapelles. C’est compliqué pour voir l’exposition. » Il est 16 heures, la cérémonie touche à sa fin. Le Bollénois René Rubio et son épouse arrivent. «Nous sommes venus à 14 h 30 pour découvrir la collégiale. Nous sommes rentrés et avons un petit peu écouté. Voyant qu’il y avait une cérémonie, nous sommes repartis. Nous ne savons pas vraiment en quoi elle consiste. ».

 

Clémentine CHAZOTTES et Virginie SANCHEZ

Le 1eradjoint : « Le prêtre fait ce qu’il veut dans son église »

Claude Raoux, 1er adjoint de la ville de Bollène, était présent sur site un p eu plu s tard dans l’après midi : « Le prêtre est affectataire de son église, dit-il, il y fait ce qu’il veut. Il y a eu une incompréhension par rapport à l’organisation car on nous avait parlé de “temps de prières et de chants” qui ne gêneraient en rien les visites. ». Georgette Simon, responsable du service patrimoine, explique que des réunions ont été organisées en avril, avec tous les participants, au cours desquelles la mairie a fait part de son intention d’ouvrir les portes de la collégiale au public après des années de travaux. C’est là qu’elle a appris qu’une journée “de prières et de chants” était prévue.

Il a alors été demandé au père Emmanuel Berger de changer la date mais ce dernier a répondu que ce n’était pas possible car celle-ci avait été arrêtée depuis longtemps avec Monseigneur Cattenoz.

Il fut ainsi convenu de libérer la collégiale à 16 h 15 pour laisser les visiteurs aller et venir librement pour l’exposition et les visites guidées. « Une action qui n’est pas incompatible avec les Journées du

patrimoine ». Contactée, la communication de la mairie a indiqué qu’une action était en effet prévue de longue date mais qu’elle n’était pas incompatible avec ce weekend dédié au patrimoine. « Il est possible qu’il y ait eu incompatibilité d’horaires entre les deux activités », admet-elle. Mais celle-ci de relativiser en indiquant que « la vie de l’église ne s’arrêtait pas avec les Journées du patrimoine.»

V.S. et C.C.

 

Le père Emmanuel Berger : « Ce n’était pas fait exprèsmais c’est bien tombé »

Informé de la frilosité de certains visiteurs à franchir le seuil de la collégiale en ces Journées du patrimoine compte tenu de ces séances d’exorcisme, le père Emmanuel Berger, le prêtre de Bollène, indiquait hier qu’il s’agissait « d’un temps de prières et de délivrance. Des séances, précise-t-il, qui ont lieu trois fois par an dans le département.

Exorcisme, le mot est peut-être un peu fort. Ce n’était pas fait exprès. Cette journée est programmée depuis le 5 avril dernier. Au départ je ne m’étais pas rendu compte que cela coïncidait avec les Journées du patrimoine. C’était programmé, il n’était pas possible de décaler la date. Mais c’est bien tombé et c’était ouvert à tout le monde.». Pour l’archevêque, Monseigneur Cattenoz : « Ces personnes en prière devant le Saint Sacrement disent qu’elles voient une lumière et tombent. Mais toutes ne réagissent pas de la même façon.». Le diacre de Bollène, Guy Humbel, précisait de son côté que « tout ceci n’a rien de sectaire, il existe un prêtre exorciste dans chaque diocèse. Cela s’est fait dans d’autres paroisses. Jésus a bien dit “allez chasser les démons”. Alors aujourd’hui on chasse les démons, c’est un rituel dans l’église depuis la nuit des temps. Mais c’est vrai, manifestement, que certains qui sont venus voir l’exposition avaient l’air surpris. ». Plus que surpris même car certains ont été carrément freinés et ne sont pas revenus plus tard.

V.S. et C.C.

 

 

 

 

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Exorcisme

L’information relayée par la presse dimanche 21 septembre 2014  et mardi 23 septembre 2014 sur les exorcismes pratiqués dans l’église de Bollène suscite la stupeur et l’incompréhension de Chrétiens en Vaucluse. Nous sommes stupéfaits de l’archaïsme de ces procédés, mais plus encore par leur mise en œuvre dans un total mépris des personnes, les « exorcisés » d’abord, traités collectivement et livrés à la curiosité publique, les visiteurs ensuite, choqués par un spectacle qu’ils n’avaient pas cherché en venant découvrir un lieu respecté dans l’esprit du patrimoine. Nous sommes dans l’incompréhension, enfin, de ce que recherchent les autorités religieuses de ce diocèse en organisant ce triste spectacle, qui ne donne de la religion qu’une image grimaçante, sans profit pour la diffusion du message chrétien.

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Un compte rendu des rencontres d’Apt en juillet 2014 autour de Sainte Anne

La Croix 16 août 2014

 Forum Jean-François Bouthors Éditeur et écrivain.

Pour aller aux périphéries, renouons avec l’art de la conversation

L’été est propice aux rencontres. Le temps des vacances laisse le temps à d’autres échanges que ceux auxquels le rythme ordinaire du travail ou de la vie de famille nous astreint. C’est ainsi qu’il y a quelques jours, le P Lucien Aurard, curé d’Apt, conviait ses paroissiens à fêter sainte Anne, la patronne de la paroisse, qui donne son nom à la basilique, en échangeant avec Christine Pedotti et moi-même autour de la question de l’avenir de l’Église. Ils avaient répondu nombreux à cette invitation, manifestement heureux de cette occasion de réfléchir à ce qui fait vivre la communauté chrétienne et à la manière dont elle peut en rendre témoignage dans le monde d’aujourd’hui.

C’était un vrai bonheur que ce temps d’échange à la fois dense et paisible, marqué par une capacité d’écoute mutuelle pleine de bienveillance, loin des invectives qui ont marqué des débats passés, aussi bien dans le diocèse qu’ailleurs en France. Au fil de l’échange s’imposait l’évidence de la justesse du souhait de Jean XXIII, repris par Paul VI : que l’Église se fasse conversation pour le monde.

Se faire conversation pour le monde, cela suppose, entre autres, que la conversation puisse déjà avoir lieu « chez soi », qu’on sache se parler et s’entendre. Il faut aussi mettre sur la table de quoi se parler, autrement dit que la parole échangée soit nourrissante. Voilà qui demande d’aller au-delà des discussions convenues, des bavardages creux, ou pire des colportages de rumeurs et autres mesquineries. Au-delà aussi des indignations qui n’engagent à rien, même si les occasions de s’indigner véritablement ne manquent pas, tant le monde est en souffrance… Converser, c’est engager une part de soimême, partager ce qui nous anime, ce qui nous nourrit, ce qui nous réjouit, ce qui nous mobilise.

Il y a dans la conversation bien autre chose que la recherche d’un entre-soi confortable et irénique. Dans la société atomisée et fracturée qui est la nôtre, la conversation est le premier pas de la reconstruction de la confiance. Elle est une mise en jeu de la parole dont l’une des fins est de mettre en échec le soupçon, la défiance, la haine. Point n’est besoin de grands dispositifs, de coûteuses ressources pour établir une conversation : il suffit de manifester la volonté d’être disponible et attentif à l’autre de sorte que puisse s’établir une relation dont l’un des premiers fruits sera cette joie intérieure, ce cœur chaud, qui nous conduira à rendre compte, un peu plus tard, à un autre de ce qui s’est noué. Dans ces conditions, la conversation ne cherche pas l’unanimité: elle entend au contraire s’exprimer les différences, voire les dissensus, avec la volonté de ne pas en faire des occasions de blocage ou d’ultimatum, mais plutôt comme l’indication que la conversation devra et pourra se poursuivre…

Allez vers les périphéries, a proclamé François. Nous sommes parfois décontenancés devant cette invitation. Pour y faire quoi ? Comment s’y prendre ? Le pape n’a pas indiqué de mode d’emploi, et il n’est pas sûr qu’il s’agisse de se présenter comme un pompier envoyé au feu, ou comme un spécialiste de l’action humanitaire ou charitable. Peut-être suffit-il de commencer par un échange de paroles. Après tout, ce qui est au cœur de la foi chrétienne, c’est bien la circulation de la parole. On peut, en grande partie, lire l’Évangile comme une suite de conversations au fil desquelles s’opère la révélation. Comme je l’ai montré, c’est même le mouvement fondamental qui traverse toutes les Écritures, celui d’une parole échangée qui dévoile et révèle le monde à lui-même, qui éduque et guérit, en même temps qu’elle se livre entre les mains des hommes (1). Si bien que loin d’être une activité mondaine, la conversation peut devenir une authentique expérience spirituelle, une puissante ressource non seulement pour revivifier le tissu de nos communautés, mais aussi pour manifester dans nos sociétés une véritable fécondité de la posture chrétienne.

Au moment où les extrémismes religieux sont de plus en plus inquiétants et rendent encore plus nécessaire un bon usage de la laïcité, l’art de la conversation pourrait devenir une des nouvelles formes du témoignage. Ainsi mettrions-nous en œuvre ces deux paroles de Jésus de Nazareth : « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que tous vous reconnaîtront pour mes disciples » et « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux. » Nul besoin pour cela, d’imposer à nos conversations une dimension religieuse, il suffit d’aller vers l’autre avec le désir d’écouter ce qu’il pourrait nous dire.

(1) Dans mon livre Délivrez-nous de « Dieu » ! De qui donc nous parle la Bible (Médiaspaul, 2014).

 

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CEV. Bilan 2013-2014

Depuis quelques mois, l’activité de CEV semble un peu en sommeil : depuis décembre 2013, il n’y a plus eu de grandes réunions ni d’intervention bruyante dans l’espace public ou par l’intermédiaire de notre blog.

 Cependant le travail se poursuit : nous avons pris un temps de réflexion pour redéfinir  nos objectifs et  les réorienter  en vue de les élargir.

 Protégés de toute tentation de cléricalisme par la situation de notre diocèse, et en l’absence d’impulsion ou de soutien venus des responsables de notre Eglise, nous avons délibérément tourné nos efforts vers l’encouragement à vivre en chrétiens adultes. Ainsi avons-nous pour objectif de continuer à maintenir notre vigilance et à jouer encore le rôle de lanceur d’alertes pour dénoncer ce qui, dans la vie du diocèse, nous parait incompatible avec l’Evangile et avec les directives du pape François.

Mais en même temps, il nous parait bon d’attirer l’attention des chrétiens sur des thèmes que nous estimons essentiels mais trop négligés par les instances dirigeantes du diocèse et des paroisses, par exemple l’œcuménisme, la solidarité et le partage, le rôle des moyens de communication , en particulier la radio diocésaine  actuellement en cours de restructuration.

Le travail dans des petits groupes qui se sont mis en place , les uns depuis longtemps, les autres depuis notre rencontre de décembre 2013, sur les pistes tracées par notre pape François, n’est pas encore assez avancé pour aboutir à des contributions à une réflexion d’ensemble voire à des propositions concrètes mais on peut espérer que les retombées s’en feront sentir à la rentrée de septembre. Une suggestion a déjà été faite pour mettre en route une utilisation de la spiritualité ignacienne dans un travail d’équipe mais tout reste encore à faire sur le plan pratique. Que ceux qui ont des aspirations et des idées pour les satisfaire les fassent connaître !

Pour cela, il faudrait utiliser plus largement l’instrument excellent que constitue le blog de CEV, récemment remanié et amélioré . Chacun est appelé à s’en servir pour s’informer et pour échanger idées et propositions.

Pour que CEV puisse continuer à vivre et à se rendre utile à la vie de l’Eglise dans le diocèse d’Avignon, l’équipe d’animation a besoin  en effet d’encouragements et de soutien mais aussi de suggestions sur ce que CEV devrait et pourrait faire . Elle lance un appel à toutes les bonnes volontés  car il y a urgence aussi, pour elle, à se renouveler et à s’étoffer

L’équipe d’animation CEV

le 1er juillet 2014

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Catholiques et présents dans notre société : pour quelles raisons ? OPINION CLAUDE DAGENS, évêque d’Angoulême

La Croix 23 avril 2014

OPINION CLAUDE DAGENS, évêque d’Angoulême, de l’Académie française (1)  »

Je voudrais prendre un peu de recul par rapport à l’actualité immédiate, en partant de l’appel que nous adresse le pape François, l’appel à « sortir de son propre confort et à avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile » (Evangelii gaudium 20). Je souhaite que l’Église catholique en France prenne les moyens de répondre à cet appel, de façon plus résolue et plus solidaire.
Mais cela m’amène à exprimer une crainte, un refus et une conviction.
La crainte est d’ordre politique au sens fort de ce terme, il s’agit de notre présence de catholiques dans la cité commune, à l’intérieur de notre société évidemment sécularisée car notre présence se situe à l’intérieur, et non pas à l’extérieur de cette société. En évitant l’illusion politique selon laquelle la seule voie pour affirmer notre présence serait la voie de l’opposition à l’État, au gouvernement. Je crois que selon ce schéma-là, nous oublions qu’en régime démocratique, les réalités politiques conjuguent non pas deux termes, l’État et l’Église, comme au XIXe siècle, mais l’État, l’Église et la société, telle qu’elle est, incertaine et inquiète. Et il nous faudrait comprendre ces inquiétudes non pas selon des schémas politiciens, mais à partir de notre conscience chrétienne, comme le fait notre commission « Famille et société ».
Mon refus décidé concerne l’interprétation idéologique que je perçois ici ou là par rapport aux évolutions de notre société. Il s’agit parfois d’une véritable idéologie catholique, c’est-à-dire d’un système de pensée qui se réclame de la Tradition catholique mais qui est replié sur lui-même et que l’on doit accepter en bloc. Il tient plus ou moins en quelques éléments inséparables:
1- la sécularisation n’a que des effets négatifs. Cherchez et vous trouverez, et vous devrez combattre ces effets négatifs !
2- il faut reconstruire des chrétientés à partir de réseaux catholiques qui deviennent des groupes de pression.
3 – cette reconstruction passe avant tout par des prêtres, aussi nombreux que possible, que l’on met en situation de pouvoir et non pas de service.
Ma conviction positive est en même temps un souhait et un espoir. Il me semble que nous sommes appelés, en tant que catholiques en France, à être plus radicalement chrétiens, disciples du Christ, dans une société qui n’est plus chrétienne, mais dans laquelle germent beaucoup d’attentes spirituelles. Et ce travail de conversion au Christ passe par la pastorale ordinaire et non pas d’abord par des manifestations extraordinaires, et la pastorale ordinaire est celle de nos communautés chrétiennes ordinaires, de nos paroisses, si ces communautés ne sont pas obnubilées par leur propre fonctionnement ou leur propre survie. En tout cas, on ne sert pas la cause du Christ en se servant des valeurs dites traditionnelles pour s’imposer à la société/Le Christ n’est pas une valeur.
Mieux vaut répondre aux appels du pape François quand il nous dit ceci : « La communauté évangélisatrice, par ses œuvres et ses gestes, se met dans la vie quotidienne des autres, elle raccourcit les distances, elle s’abaisse jusqu’à l’humiliation si c’est nécessaire et assume la vie humaine, touchant la chair souffrante du Christ dans le peuple… Elle ne rêve pas d’avoir beaucoup d’ennemis, mais plutôt que la Parole de Dieu soit accueillie et qu’elle manifeste sa puissance libératrice et rénovatrice » (Evangelii gaudium, 24). Ainsi soit il.
Ce texte est celui d’une intervention faite au cours de l’Assemblée des évêques à Lourdes le 8 avril 2014.

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Le pape trace le portrait d’un bon évêque

Le pape François s’est adressé jeudi aux membres de la Congrégation pour les évêques, devant lesquels il a évoqué ce que doit être le rôle de ce dicastère, chargé de l’aider à désigner les évêques de diocèses dans le monde entier. « Le peuple de Dieu a besoin et attend un pasteur, quelqu’un au grand cœur, a-t-il affirmé. Il veut un homme de Dieu, pas un gestionnaire ni un administrateur de société, quelqu’un capable de s’élever à la hauteur de la vue de Dieu pour nous conduire à Lui. Nous ne devons jamais perdre de vue les besoins des Églises locales, auxquelles nous devons répondre. Or il n’existe pas d’évêque standard. Pour nous, l’enjeu est d’entrer dans la perspective du Christ en tenant compte de la réalité des Églises particulières. » En quelques phrases, le pape François a dressé un portrait des évêques dont l’Église a besoin. « Nul n’est besoin de compétences culturelles ou intellectuelles ni même pastorales », mais « nous avons besoin de quelqu’un qui rayonne par son intégrité, par une capacité à des relations saines, qui ne projette pas ses lacunes sur les autres au point de devenir un facteur de déstabilisation. (…] L’Église n’a pas besoin de défenseurs de ses propres causes ou de croisés pour ses propres batailles, mais de semeurs humbles et confiants de la vérité, d’hommes patients qui savent que l’ivraie ne pourra jamais remplir tout le champ ».
La Croix du 3 mars 2014

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Compte-rendu de la reunion du 14 decembre dernier YMCA

Dans son mot d’accueil, René Moulinas, après avoir remercié tous ceux qui étaient là pour leur présence, a retracé rapidement l’historique de Chrétiens en Vaucluse depuis les premières manifestations dès mai 2008, en réaction à l’exil du père Pierre Averan hors du diocèse, ensuite la mise en place d’une organisation plus structurée en février 2009 après la démission de la plus grande partie du conseil presbytéral, pour fournir un soutien aux prêtres indignés par le comportement de leur évêque envers eux-mêmes et envers de nombreux diocésains , puis la longue série de démarches auprès du nonce, du président de la conférence des évêques de France, de Mgr Pontier, archevêque de Marseille, et de Mgr Cattenoz lui-même, culminant dans une manifestation sur la place publique le 9 janvier 2011 pour obtenir qu’il renonce à des fonctions pour lesquelles il n’est manifestement pas fait.

Même si notre action n’a pas été inutile nous n’avons pas réussi sur ce point . C’est pourquoi, sans renoncer à son rôle de vigilance par rapport à la gestion du diocèse, CEV s’oriente maintenant vers d’autres actions parallèles, plus positives, à mener dans l’esprit du nouveau pape François. Cela demande une force d’impulsion puissante et des capacités de réactivité et d’imagination que, à plus de 80 ans, il ne possède plus. C’est pourquoi, tout en continuant à faire partie de l’équipe d’animation, il souhaite que d’autres que lui assument les responsabilités principales de ces nouveaux projets dont il va être question maintenant.

1 Dans un premier temps nous avons mis en commun de nos peurs :

-nous sommes très soucieux de la crise économique et de ses conséquences sociales : la fracture de plus en plus visible dans notre société, qui entraîne repli sur soi, agressivité, peur des autres (l’étranger…). Le vivre-ensemble est altéré.

-peur de la montée des extrémismes, désarroi politique (le FN)

-dans l’Église :

  • le vieillissement, la fuite des jeunes (où sont les JMJistes ?), les églises se vident.
  • Le climat de critiques est mal vécu. Les silences de l’Église, pourtant interpellée, sont pénibles.
  • La collaboration prêtres-laïcs reste problématique.

-dans le Vaucluse, beaucoup de nouveaux prêtres, introduits sans préparation par l’évêque, pas toujours compréhensibles pour les paroissiens, peu au fait des mouvements de l’Eglise de France. L’impression d’un nouveau climat, mal maîtrisé.

2 Intervention du Père Bruno Marie Duffé

1° Qu’est ce que la peur ?

La peur de paveo : être saisi par un sentiment violent

Echo en nous d’une violence extérieure, d’une onde de choc qui vibre jusqu’à à l’intime de nous-mêmes

Une parole, un regard, une posture, une décision arbitraire qui n’a pas laissé de place à la parole, vécus comme une intrusion qui nous prend, qui touche à l’équilibre toujours fragile de notre être

Que devient la confiance en l’autre ? Sur qui puis-je vraiment compter ?

La peur interroge nos convictions.

L’effet est psychosomatique La peur produit l’in-quiétude, jamais en repos, l’absence de paix

Pour obtenir un effet, une condamnation, on utilise la peur de l’enfer, du jugement de Dieu.

Les dérives totalitaristes, veulent tout contrôler, montrer qu’on a la vérité sur tout

Primo Levy, Édith Stein ont invité à une école de résistance pour ne pas mourir de peur

2° Qu’est ce qui nous fait peur ?

  • la violence physique : refus de l’autre. (le viol : captation de l’autre qui devient un objet). La méfiance d’un jugement déjà posé. La méconnaissance – une construction qui prétend savoir avant tout échange.

Une occupation de l’espace entre les personnes (qui leur permet de se parler) par un pouvoir qui a réponse à tout,

Cette violence humilie la parole qui devient impossible, alors que pour devenir hommes, nous nous risquons à parler :

L’idéologie dit à l’avance ce qu’on doit penser, alors que la pluralité des points de vue est nécessaire. C’est la mort.

  • la culpabilité, entretenue en nous par un abus de pouvoir, nous enferme dans la logique de nos actes, nous ferme à l’espérance. Le « Va et ne pèche plus » de l’Evangile nous fait sortir de la culpabilité. Le Christ rouvre l’espace par le pardon ; la personne n’est pas réduite à son acte, à son statut. Jamais Jésus ne réduit la personne à ce qu’elle a pu faire.
  • l’incompréhension : la brisure de la reconnaissance – « nous ne sommes pas de ce même humus», de cette même terre, de cette même humanité. L’humilité consiste à reconnaître notre humanité, l’humus c’est notre fragilité.

Nous avons tous besoin de considération ( considérer = s’asseoir auprès de quelqu’un) Déjà être nommé par son nom.

Comprendre, c’est prendre ensemble, faire le lien entre passé, présent et avenir : pouvoir dire son espérance. Incompris, nous ne savons plus où nous en sommes.

  • Proximité de la mort : non seulement de la mort biologique, mais de la solitude et de la souffrance ; de la mort relationnelle, affective, sociale ; de la brisure de la relation.

3 °L’Écriture dans les deux Testaments, nous dit « N’aie pas peur »

Comment traverser la peur ? Notre expérience croise la mémoire des croyants de la Bible.

A) Genèse 3,10 « j’ai eu peur – dit Adam – parce que je suis nu et je me suis caché. Je ne suis pas comme toi, je suis mortel

Lorsque Adam et Eve ont fait l’expérience de leur humanité mortelle Dieu ne les condamne pas, il condamne le serpent !

Ils ont fait la découverte de leur humaine faiblesse : nous sommes humains devant Dieu et ne sommes pas Dieu. Mais il faut continuer à se parler : Dieu va même protéger Caïn, il l’assure de sa protection (je prendrai soin de toi).

Notre Dieu est plus grand que la peur. Il nous fait passer de la peur à l’espérance ; à la confiance en lui et en nous-mêmes.

B) Isaïe 43, 1-2 « N’aie pas peur, Je t’ai racheté. Je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi ; Si tu passes par les eaux, je serai avec toi ; par les fleuves ils ne te submergeront pas. Si tu traverses le feu, tu ne te brûleras pas, car je suis les Seigneur ton Dieu »…

Nous sommes des êtres de la traversée

C) – Mt 25 la parabole des talents : « j’ai eu peur de toi, je sais que tu es un maître dur » [et le talent que tu m’as donné je l’ai caché].

Comment s’appuyer sur ce que nous avons reçu : « Je pourrais peut-être dire quelque chose, mais j’ai peur ».

Comment encourager qui a peur pour qu’il développe son talent ?

Mt 14, 22-33 Le Christ vient vers les disciples en marchant sur les eaux : « N’ayez pas peur ». Ils furent troublés, mais Jésus parle. La foi fait sortir de la peur. Jésus a appelé Pierre au cœur de son désarroi. Après la résurrection (Jn21), « ils savaient bien que c’était le Seigneur ».

Trois choses : la peur, l’appel (Viens), le risque : marcher sur les eaux, aller vers l’inconnu.

L’espérance comme défi

  • Tous les récits de foi sont des récits de traversée et d’espérance, jamais d’installation.

Abraham part vers un pays qu’il ne connaît pas. Abraham crut et se mit en marche.

Notre foi est une espérance, la capacité de dépasser la peur (L’Avent est l’espérance d’une naissance en nous, d’une nouveauté). Attendre un enfant c’est une « grande espérance »

  • Espérer c’est travailler pour demain, continuer à parler pour faire advenir demain.

Rôle du témoin : Etre témoin consiste à transmettre : ce que j’ai reçu je te le donne, au sein d’une communauté.

Une communauté qui fait mémoire et qui partage le pain, le vin, l’espérance, dans l’acte de célébrer.

Une communauté attentive au service du frère.

Cf : la première communauté chrétienne dans les Actes des Apôtres : ils étaient assidus à l’enseignement des apôtres, et à la fraction du pain, à la prière et au partage de la parole, du pain et des biens matériels : Témoignage, célébration, solidarité fraternelle.

  • Tout cela fait venir le Royaume de Dieu apporté par le Christ, Royaume qui est infiniment plus grand et qui transcende les formes contingentes, historiques de l’institution Eglise. Le Royaume est l’invitation du Père, par le Christ, à fraterniser avec tous les hommes.
  • Expérience de la Pâque : espérer contre toute peur, c’est reconnaître que le Christ est présent auprès de nous.

Au milieu des disciples peureux, le Christ apporte paix, pardon ; il donne l’Esprit Saint avant de les envoyer.

  • Marie de Magdala « un doux pouvoir la fit se retourner vers Celui sui l’appelait. »

(Raymund Schwager : Le Drame intérieur de Jésus (Edition Salvator). L’écart de Jésus par rapport aux institutions. )

Au matin de la résurrection c’est quand Jésus dit « Marie » qu’elle le reconnaît

Ce qui nous sauve de la peur c’est d’entendre le Christ prononcer notre nom. Et même si nous ne l’entendons pas, Il prononce notre nom auprès de son Père.

Dans les remarques : l’Eglise a peur de disparaître, de perdre le pouvoir et l’influence, de ne plus contrôler ; elle a peur de la main mise par les fidèles au détriment des clercs ; tout ceci provoque un recentrage.

Pourtant, l’Eglise baptisée et réunie au nom du Christ est comblée du « sensus fidelium », elle ne peut pas se tromper quand elle se veut fidèle au Christ. Les laïcs peuvent passer de la peur à la prise de parole, comme cela s’est fait à la Pentecôte. Il faut retisser une communauté autour de la Parole. Le dialogue entre les croyants produit un discernement, une force intérieure, une liberté par la grâce du baptême.

Le rôle du prêtre est de rendre possibles des lieux de paroles.

3 Proposition de mise en place de groupes de réflexion :

A l’issue de l’exposé du père Duffé et du débat qui s’en est suivi, il a été proposé de mettre en place en différents points du diocèse des groupes de rencontre (de travail) afin de poursuivre la réflexion sur notre espérance de foi.

Chacun était invité à s’inscrire sur un grand panneau où étaient positionnés les grands secteurs du Vaucluse.

Ces groupes qui vont ainsi se constituer seront invités, à partir des priorités du Pape François qui est en train de redynamiser notre Eglise :

  • A échanger sur les enjeux nouveaux qui se présentent à nous,
  • A se poser toutes les questions sur notre façon de vivre notre foi en s’enrichissant s’enrichissant mutuellement
  • A faire des propositions pour une traduction dans les faits et dans notre diocèse des priorités nouvelles de notre Eglise
  • A prendre des initiatives utiles pour que progresse ce printemps de l’Eglise

(Une synthèse des 10 priorités a été remise aux participants de la journée)

En fonction des inscriptions, nous finaliserons la constitution des groupes par secteur géographique et des animateurs provoqueront les premières rencontres.

Nous prévoyons un rendez vous général en mai 2014 pour capitaliser tous les travaux, les réflexions et les initiatives.

Chacun est invité à parler de cette démarche autour de lui (sa paroisse, son mouvement d’Eglise, son quartier, ses relations). Il est aussi invité à en parler aux prêtres dans les paroisses pour que ceux-ci puissent participer à ce mouvement et s’en faire le relai.

Très prochainement des informations seront données sur la mise en place de cette initiative.

4 Prière Finale

Viens Esprit de Sainteté, viens Esprit de lumière

Viens Esprit de feu, viens nous embraser

D’où vient ce Feu

Attisé par l’Esprit ?

D’où vient ce Feu

Qui rapproche les races ?

D’où vient ce Feu

Qui nous prend dans le cœur ?

D’où vient ce Feu

Qui consume nos guerres ?

D’où vient ce Feu

Qui nous force au pardon

D’où vient ce Feu

Qui nous donne des frères ?

D’où vient ce Feu

Qui dissout nos frontières ?

D’où vient ce Feu

Qui nous garde en genèse

Je suis venu apporter le Feu sur la terre !

Tout mon désir est de le voir enfin brûler. (D.RIMAUD)

Psaume 26

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;

De qui aurais-je crainte ?

Le Seigneur est le rempart de ma vie ;

Devant qui tremblerai-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur ;

La seule que je cherche :

Habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie,

Pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple.

Si des méchants s’avancent contre moi

Pour me déchirer,

Ce sont eux mes ennemis, mes adversaires,

Qui perdent pied et succombent.

Oui, il me réserve un lieur sûr

Au jour du malheur ;

Il me cache au plus secret de sa tente,

Il m’élève sur le roc. (…)

Qu’une armée se déploie devant moi

Mon cœur est sans crainte ;

Que la bataille s’engage contre moi,

Je garde confiance.

Ecoute Seigneur, je t’appelle ! Pitié ! Réponds-moi !

Mon cœur m‘a redit ta parole : « Cherchez ma face. »

C’est ta face, Seigneur que je cherche :

Ne me cache pas ta face.

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur

Sur la terre des vivants.

Espère le Seigneur, sois fort et prend courage ;

Espère le Seigneur.

Gloire au Père, au Fils, au Saint Esprit

Pour les siècles des siècles. Amen !

LA PAROLE DE DIEU

LC 12, 22…32

Jésus dit à ses disciples : « Voilà pourquoi je vous dis : ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous vous vêtirez. Car la vie est plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement. (…) Ne cherchez pas ce que vous mangerez ni ce que vous boirez, et ne vous tourmentez pas. Tout cela, votre Père sait que vous en avez besoin. Cherchez plutôt son Royaume, et cela vous sera donné par surcroît. Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. »

LOUANGE ET INTERCESSION

NOTRE PERE

Oraison

Jésus, Verbe de Dieu, tu es la vraie lumière et le Sauveur du monde : avec toi, de qui aurions-nous peur ?

Jésus, Christ et Seigneur, tu es vainqueur de l’Adversaire : en toi, de qui aurions-nous peur ? Jésus, Fils bien-aimé, tu es le Rocher véritable: prenant appui sur toi, de qui aurions-nous peur ?

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Des interrogations ?

L’aménagement de nouveaux locaux à l’évêché pour la création d’un « grand pôle de la communication » pose trois questions:

– En quoi cet aménagement est-il nécessaire?

– Qui finance cette transformation coûteuse , 5 ans après l’aménagement des locaux de l’évêché, sachant que la radio RCF accuse un déficit?

– On entend dire que RCF est une « radio diocésaine ». Quelle place reste-t-il pour les chrétiens autres que les catholiques dans cette radio qui veut travailler à l’œcuménisme?

L’équipe d’animation de CEV

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Exhortation Apsotolique du pape François

Veuillez trouver ci-après le lien internet pour prendre connaissance de l’exhortation apostolique du pape François : http://www.eglise.catholique.fr/ressources-annuaires/guide-de-l-eglise/saint-siege-et-vatican/exhortations-apostoliques/presentation-de-l-exhortation-apostolique-evangelii-gaudium-du-pape-francois-.html

Bonne lecture
L’équipe CEV

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Rencontre du 14 décembre 2013 à l’YMCA

Rappel

 

SOIS SANS CRAINTE, PETIT TROUPEAU  (Luc, 12-32)

Chrétiens en Vaucluse vous invite à une journée de rencontre et de réflexion sur nos craintes de chrétiens aujourd’hui.

SAMEDI 14 DECEMBRE 2013 à partir de 12h (jusqu’à 17h 30)

à l’YMCA, à Villeneuve les Avignon (indications ci dessous)

 

–  à 12h: repas partagé pour ceux qui le peuvent (apporter repas et couvert)

–  à 13h 30: -échange sur nos craintes, nos inquiétudes…nos  espoirs

 

réflexion avec le P. Bruno-Marie DUFFE,

professeur d’éthique sociale et médicale, aumônier du Centre anticancéreux Lucien Bérard, vicaire épiscopal « famille et société » du diocèse de Lyon.

– mise en place d’un travail de réflexion sur l’année par groupes, à partir des 10 priorités définies par le Pape François: quelles perspectives pour notre Eglise dans les années à venir?

 

Nous terminerons par un temps de prière.

 

Plan d’accès YMCA

YMCA, 7bis chemin de la Justice à Villeneuve (entrer à Villeneuve en face du ¨Pont Daladier, direction Bellevue ;le chemin de la justice est  à gauche au petit rond-point à 100m)

 

Parking : places en nombre limité. Préférer le covoiturage, ou le parking Ile Piot, ou le bus (arrêt Général Leclerc, ligne 4 depuis la Poste ou 16 depuis St Chamand et Montfavet)

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Rencontre CEV le 14 décembre 2013 à l’Ymca

Chrétiens en Vaucluse souhaite commencer un nouveau cycle de travail.

En nous retrouvant le samedi 14 décembre après-midi à l’Ymca (comme l’an dernier), nous pourrons réfléchir, avec l’aide du P. Bruno-Marie Duffé, sur le thème « Sois sans crainte, petit troupeau ».

Puis nous vous inviterons à organiser des groupes qui prendront pour base les  » priorités » du Pape François et se donneront quelques mois pour faire des propositions pour la vie des chrétiens en Vaucluse.

Des informations seront envoyées le mois prochain: réservez déjà cette date!

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Elections 2017: Les évêques appellent les Français au discernement

Les évêques appellent les Français au discernement

Publié le 3 juillet 2016 par Garrigues et Sentiers

… en vue de l’année électorale 2017

Les évêques de France publient le 20 juin 2016, une déclaration pour attirer l’attention des Français à l’approche de l’année électorale 2017. Le texte aborde sept enjeux : Démocratie et société de violencePour un projet de sociétéVers un pacte éducatifSolidaritéMigrantsEurope et Écologie.
La France va vivre une année électorale importante avec l’élection présidentielle et les élections législatives. À la veille de ce qui doit être un authentique débat démocratique, nous souhaitons appeler nos concitoyens à tenir compte de certains enjeux qui nous paraissent engager notre avenir de façon déterminante. Nous le faisons à la lumière de nos convictions enracinées dans la tradition chrétienne et des textes publiés par le pape François au cours des années écoulées.

  1. Démocratie et société de violence

La pratique démocratique établit des règles de débat qui permettent de confronter des convictions et de choisir pacifiquement entre différents projets de société. Quand la vie démocratique tombe dans le discrédit ou l’impuissance, les intérêts particuliers et les groupes de pression s’habituent à user de leurs moyens de contrainte pour forcer les responsables politiques à satisfaire leurs demandes. L’excès de lois trop circonstancielles émousse la force de la loi et le respect qui lui est dû. On s’efforce de dénier les procédures démocratiques pour obtenir par la contrainte, ou même la violence, ce que l’on n’a pas obtenu dans les urnes.
Si nous voulons progresser dans les pratiques démocratiques, nous devons promouvoir l’exercice du droit de vote en développant dans la société un véritable débat qui échappe aux postures, aux « petites phrases » et aux ambitions personnelles.
Le jeu médiatique, établi sur la mise en valeur excessive de la polémique et de la dénonciation, focalise l’attention générale sur des conflits de personnes ou des ambitions particulières en négligeant les convictions et les propositions argumentées. Il fait apparaître les projets et les candidats comme un jeu de rôles dans lesquels les enjeux ne sont présentés que comme des prétextes. Il ne favorise pas la confrontation pacifique, mais en développant la violence verbale, il contribue à développer une sorte d’hystérie de la vie publique.
Pour favoriser un véritable débat national, la campagne électorale à venir devra éviter les risques de crispations identitaires tout en faisant droit au fait national : nos racines, notre culture, notre patrie avec son histoire, ses responsabilités et ses atouts, la place et l’importance du fait religieux et des religions.

  1. Pour un projet de société

Le débat démocratique n’est pas une fin en soi. Il est au service de la confrontation entre des opinions et des projets. Il doit donc être une occasion d’expliciter quel projet de société nous voulons soutenir et promouvoir. Trop souvent les critères mis en avant se limitent à envisager et exprimer les données économiques, comme si l’économie était le seul facteur de construction de la qualité de la vie humaine, personnelle et collective. L’être humain est plus qu’un élément du processus économique. Les progrès technologiques et économiques doivent être au service du bien de tous et non seulement du profit de quelques-uns.
C’est donc vers une économie du partage que nous devons avancer, vers un partage plus équitable du travail et des fruits du travail.
La qualité humaine d’une société se juge aussi à la manière dont elle traite les plus faibles de ses membres : ceux qui sont laissés au bord du chemin de la prospérité, personnes âgées, malades, personnes handicapées… Nous ne pouvons être indifférents à aucune victime de notre société. Nous sommes responsables du respect de toute vie de son commencement à sa fin.

  1. Vers un pacte éducatif

Ces progrès de la pratique démocratique vers une vie sociale paisible et plus fraternelle passent, nous le savons tous, par une meilleure qualité de l’éducation des jeunes. Cette amélioration toujours nécessaire repose sur la qualité de la scolarisation qui est trop souvent soumise à des réformes auxquelles on ne donne pas le temps de porter leurs fruits et sur lesquelles on ne fait que trop rarement une véritable évaluation. Mais surtout elle passe par une confiance à rétablir entre les familles et l’école.
Pour le bien des enfants, c’est un véritable pacte éducatif qui doit unir les familles et l’école, non une concurrence, moins encore une méfiance. Toutes les dispositions législatives ou réglementaires qui affaiblissent la stabilité des familles et les moyens d’exercer leurs responsabilités ne peuvent jamais être compensées par une exigence incantatoire envers l’école. La marginalisation d’un nombre croissant de familles, les mesures qui brouillent la filiation, celles qui favorisent les divorces et l’éclatement des familles sont payées très cher par leurs premières victimes : les enfants. On ne peut pas espérer faire progresser la cohésion sociale en négligeant son tissu nourricier qui est la cohésion familiale. Les liens entre l’éclatement des familles, l’échec scolaire, la marginalisation des jeunes, parfois jusqu’à la délinquance, sont avérés, même si nous ne souhaitons pas le reconnaître. Les travaux du synode des évêques sur la famille, repris par le pape François dans l’Exhortation apostolique Amoris laetitia (La joie de l’amour), rappellent combien une famille unie est une ressource pour l’avenir et une espérance pour le bien de tous.

  1. Solidarité

Une société vivante ne peut pas être la simple addition d’intérêts ou d’accords particuliers. Elle repose nécessairement sur la recherche du bien commun et la mise en œuvre de moyens de solidarité efficace. C’est une des grandes responsabilités de l’État d’organiser cette solidarité, surtout dans les périodes de grandes difficultés économiques. Partager dans les périodes d’opulence peut paraître relativement indolore : il ne s’agit que de distribuer le superflu. Dans les périodes de restriction, il s’agit de partager en prenant sur le nécessaire.
Dans notre société, l’écart entre ceux qui peuvent compter sur la sécurité et ceux qui sont plongés dans la précarité ne cesse de s’accroître. De plus en plus de nos concitoyens ne peuvent plus bénéficier du droit au travail. Il est illusoire de penser que des indemnités financières peuvent compenser cette carence. La fragilité de l’emploi suscite des crispations de la part de ceux qui jouissent d’un emploi garanti et d’avantages sociaux assurés. La défense des droits acquis se substitue à la volonté de partager et d’intégrer de nouveaux bénéficiaires. Les plus jeunes sont les premières victimes d’un système inégalitaire. Pourtant beaucoup d’entre eux attendent d’être appelés pour prendre leur place dans notre société.
Alors que le dynamisme économique suppose des encouragements durables à l’initiative et à la prise de risque, l’État doit gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale (assurance maladie, retraite, chômage, etc.). Cet objectif doit nécessairement ressortir des projets soumis au vote des citoyens.

  1. Migrants

Dans une époque où les distances et les frontières s’effacent devant la mondialisation économique et culturelle, notre volonté de solidarité ne peut pas s’enfermer dans le cadre restreint de notre pays. Les événements dramatiques qui frappent les populations du Moyen-Orient ou d’Afrique jettent sur les routes et sur la mer des centaines de milliers de réfugiés, véritables naufragés humains. Quand la Jordanie et le Liban reçoivent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ?
Mais plus largement que l’accueil des réfugiés, nous devons nous interroger sur la manière dont nous traitons des migrants arrivés dans notre pays depuis plusieurs années. Est-il aujourd’hui tolérable que des milliers d’hommes de femmes et d’enfants vivent sur notre territoire dans des conditions trop souvent inhumaines ?
Une volonté d’intégration ne peut se réaliser sans accompagnement des ruptures culturelles. La seule recherche de solutions économiques est vouée à l’échec si rien n’est entrepris pour la promotion culturelle, promotion d’une culture enracinée, qui donne ou redonne le sens d’une vie collective nationale.

  1. Europe

Nous sommes bien conscients que la France, à elle seule, ne peut solutionner ces situations dramatiques. Nous ne pouvons contribuer à les soulager que dans le cadre de la solidarité européenne. D’une certaine façon, notre vieille Europe joue son avenir dans la manière dont elle réagit. Soit elle nourrit l’illusion de pouvoir barrer la route à toutes les misères pour protéger sa relative prospérité, soit elle s’engage courageusement dans des politiques d’accueil.
L’accueil serait aussi une illusion s’il ne s’accompagnait pas de véritables programmes de soutien dans les pays d’origine des migrations : soutien économique et soutien politique pour lutter contre la misère endémique et les procédés antidémocratiques de certains gouvernants. Cette lutte doit suivre les engagements internationaux pris pour l’aide au développement et peut conduire à des interventions dans différents pays, comme la France l’a fait au cours des années écoulées.
Mais le projet européen ne peut se poursuivre ni se développer sans une véritable adhésion des peuples d’Europe. Cette adhésion suppose de respecter davantage le fait historique et culturel des nations qui composent le continent. Une véritable pratique de la subsidiarité, telle qu’elle est inscrite dans ses textes fondateurs, serait une nouvelle chance pour l’Europe.

  1. Écologie

Il y a à peine un an, la tenue en France de la Cop21, nous sensibilisait à notre responsabilité commune envers l’humanité. Le pape François nous a rappelé gravement cette responsabilité dans l’encyclique Laudato si. L’enjeu écologique n’est pas simplement une vision naturaliste du monde, c’est une prise de conscience morale des risques de déséquilibre climatique et économique que court la planète.
Responsables de la « maison commune », il nous faut mieux tenir compte des dégâts que provoque une société tout entière fondée sur l’augmentation de la consommation. Nous avons la charge d’un monde qui a ses limites et nous ne pouvons pas l’épuiser comme s’il était sans limites. La sagesse nous invite à revoir nos modèles de consommation et à inventer un monde moins destructeur et plus juste.
Devant les défis auxquels notre société est confrontée, le risque principal serait de renoncer à lutter pour l’avenir et de céder à la tentation du fatalisme. Trop de nos concitoyens en sont arrivés à croire que la situation est bloquée et que personne n’est capable de la débloquer. Les ressources de notre pays, ressources économiques, humaines, culturelles et spirituelles nous permettent de rejeter ce fatalisme. Elles engagent chacun et chacune à exercer son discernement et sa responsabilité pour le bien de tous.
Pour celles et ceux qui ont foi en Dieu et qui vivent dans la communion au Christ, les difficultés que nous rencontrons ne sont pas un appel au renoncement. Au contraire, elles nous acculent à investir toutes nos capacités pour construire une société plus juste et plus respectueuse de chacun. Cela s’appelle l’espérance…

Paris , le 20.06.16 à 12h00

 

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Les femmes vont-elles prêcher?

Un article intéressant sur le site ami de Garrigues et sentiers au lien :

www.garriguesetsentiers.org/2016/03/les-femmes-vont-elles-precher-bientot.html

Bonne lecture.

L’équipe d’animation

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Lettre de Mgr Vingt Trois

Archevêché de Paris

Paris, le 10 novembre 2015

Chers amis,
Suite à notre rencontre et au dossier très complet que vous m’avez transmis, je peux vous partager les réflexions suivantes :

1 . Un certain nombre de difficultés particulières soulevées à travers les cas que vous m’avez indiqués relèvent des difficultés habituelles dans le gouvernement d’un diocèse.

2.Parallèlement à notre rencontre et à vos démarches, j’ai reçu un certain
nombre de courriers de diocésains d’Avignon dont certains avaient d’ailleurs
été précédés par des contacts directs avec vous. Sans nier les difficultés
évoquées, ils ne les analysent pas de la même façon que vous, ils ne semblent
pas considérer qu’elles aient la même gravité et conduisent à la même
hypothèse de solution.

3.Après l’épisode précédent, il m’apparait clairement que Mgr Jean-Pierre
Cattenoz a réellement infléchi sa manière d’agir dans sa façon d’exercer le
gouvernement du diocèse.

4.Après en avoir parlé avec le Préfet de la Congrégation pour les Evêques, il me
parait préférable d’investir vos forces et votre désir de servir l’Eglise dans
l’exercice de la mission plutôt que de viser au changement d’archevêque.
Vous me pardonnerez la netteté de mes réactions mais je pense être plus
honnête avec vous en vous disant les choses clairement qu’en vous laissant
espérer vainement des changements qui sont fort improbables.

Soyez assurés, cher amis3 de mes sentiments dévoués.
+ André cardinal VINGT-TROIS Archevêque de Paris

Chrétiens en Vaucluse
Copies : Son Excellence Mgr Luigi VENTURA, Nonce Apostolique
Son Excellence Mgr Georges PONTIER, archevêque de Marseille et Président de la Conférence des Evêques de France

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Droit de réponse à Golias

A Golias
BP 3045
69605 Villeurbanne CEDEX

Avignon le 16 décembre 2015

Objet : Droit de réponse

Monsieur,

Dans son N° 411 daté du 6 au 15 décembre 2015, Golias publie sous le titre « Diocèse en souffrance « un article sur le diocèse d’Avignon.

Le conseil d’animation de Chrétiens en Vaucluse s’étonne de voir, à côté de divers éléments librement consultables sur notre site, de longues citations précises d’une lettre dont nous n’avions pas autorisé la publication.

Avec nos salutations.

Le conseil d’animation du mouvement « Chrétiens en Vaucluse ».

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Réponse à Mgr Vingt Trois

Monsieur le Cardinal André Vingt-Trois
Archevêché
10, Rue du Cloître Notre Dame
75004 Paris

Avignon le 14 novembre 2015

Objet : La situation du Diocèse d’Avignon. Réponse à votre lettre du 10 novembre 2015.

Monseigneur,

Nous avons bien reçu la lettre que vous avez promise lors de notre entrevue du 17 Septembre dernier.

Cependant votre réponse nous a plongés dans une profonde tristesse et une grande incompréhension.

Vous aviez accueilli notre analyse sur la situation de notre diocèse que vous avez dit parfaitement connaître depuis tant d’années.

Nous aurions compris que vous nous répondiez : « la solution est difficile à trouver… on recherche un système de médiation… une enquête canonique pourrait être envisagée… ».

Mais que vous nous disiez : « Un certain nombre de difficultés particulières soulevées… relèvent des difficultés habituelles dans le gouvernement d’un diocèse », nous consterne.

Si de nombreux diocèses connaissent les mêmes problèmes que nous, pauvre Eglise de France !

Depuis des années nous avons essayé d’assumer notre vocation de laïcs et de prendre nos responsabilités ; nous regrettons que la hiérarchie n’en fasse pas autant dans une situation qui dure et que tout le monde connaît.

« Le diocèse d’Avignon est un diocèse sacrifié », comme le disait un de vos confrères.

Engagés depuis longtemps au service de nos frères chrétiens et non chrétiens, nous continuerons à faire ce que nous pourrons pour être vigilants et maintenir l’espérance.

Nous continuerons à prier pour notre Eglise.

Nous vous prions de croire, Monseigneur, à notre plus profond respect.

Le conseil d’animation du mouvement « Chrétiens en Vaucluse ».

Copie à :
– Monseigneur Luigi VENTURA, Nonce Apostolique
– Monseigneur Georges PONTIER, Président de la Conférence des Evêques de France.

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Droit de réponse de « Chrétiens en Vaucluse » au journal « la Croix » pour son article du 25 juin 2013 sur la situation de l’Eglise d’Avignon

Le 25 juin 2013, le journal «  La Croix » a publié un article intitulé «  dans le diocèse d’Avignon, les tensions sont en voie d’apaisement » . Outre que cet article n’expose en rien  la totale réalité de ce qui est réellement vécu dans le diocèse, il déforme profondément l’action du  mouvement CEV. On trouvera ici la lettre qui été envoyée à la rédactrice en chef dans le cadre d’un droit de réponse  On se reportera ensuite utilement au compte rendu de la réunion de la réunion de CEV du 25 mai 2013 pour avoir plus de précisions.

A Madame Dominique QUINIO
Rédactrice en chef du journal « La Croix »

Madame,

Nous vous demandons de faire valoir notre « Droit de réponse » à l’article de Claire Lesegrétain, publié au journal La Croix du 25 juin 2013, dans  la rubrique « Droit de suite » et intitulé Dans le diocèse d’Avignon, les tensions sont en voie d’apaisement.

En effet, le mouvement Chrétiens En Vaucluse, mis d’emblée en opposition avec d’autres laïcs et prêtres, est présenté avec beaucoup d’inexactitudes et de raccourcis défavorables.

Le nom de René MOULINAS n’est pas correctement transcrit.

La date de création en janvier 2011 : la naissance publique de CEV est de février 2009, après une gestation privée depuis mai 2008.

La réunion du 25 mai n’a en rien été bousculée par l’actualité ; elle s’est déroulée conformément à l’ordre du jour prévu, qui a, évidemment, intégré le fait divers récent, à savoir le vol du portable d’un prêtre et la suite, la réaction démesurée de l’évêque et son erreur d’appréciation.

Les  implantations de communautés nouvelles n’ont pas été suspendues ; certes il n’y en a pas eu de supplémentaires, mais celles qui sont là demeurent ; leur présence, leur action restent problématiques et n’ont fait l’objet d’aucun suivi, d’aucune évaluation.

Vous semblez ignorer que les ordinations diaconales sont célébrées depuis quelque 20 ans dans les paroisses où les séminaristes ont été en stage, puisque  vous présentez ce fait comme une nouveauté – dorénavant.

La journée de convivialité annuelle a effectivement rassemblé 70 prêtres. C’est heureux pour ceux-ci, qui sont en quasi totalité les prêtres venus d’ailleurs, tandis que la cinquantaine de prêtres originaires du diocèse n’y étaient pas présents. La rencontre fraternelle se fait individuellement, mais elle reste difficile sur le plan institutionnel.

Peut-on vraiment parler d’apaisement ?

Il n’est pas question pour nous de cultiver l’agitation et de multiplier les manifestations extérieures ; mais nous continuons d’être vigilants, attentifs. C’est pourquoi nous avons envoyé le 20 juin au Nonce apostolique et au Président de la Conférence des évêques un appel à l’aide, une « nouvelle supplique élaborée à partir des constats désolés de la situation qui est la nôtre ». Stimulés par le grand souffle de fraîcheur venu de Rome, grâce à notre Pape François, nous voulons, une fois encore, attirer l’attention sur les difficultés récurrentes concernant :

  • Les priorités du diocèse : l’implication du diocèse dans les actions proposées  par l’Eglise de France (Diaconia 2013) et l’Eglise universelle (Année de la Foi) est peu visible et sans écho dans les paroisses.
  • Le dialogue Interreligieux et l’œcuménisme ne bénéficient pas d’un délégué actif ; les prêtres sont absents.
  • La pauvreté des propositions de formation pour les prêtres et les laïcs.
  • L’absence de projet pastoral : un questionnaire lancé depuis un an reste sans écho à ce jour.
  • Le Conseil de la solidarité qui reste un fantôme.

Votre rubrique s’intitule « Droit de suite » ; mais depuis quand suivez-vous ce dossier ?

Cet article nous apparaît caractérisé par un manque d’objectivité dû au fait que la journaliste ne sait rien de l’esprit ni de l’action de CEV, sinon par deux ou trois coups de fil. Notre groupe rassemble des chrétiens fortement engagés dans leurs paroisses, ainsi que dans de multiples mouvements, services d’Eglise et autres associations ; ce groupe qui essaye de vivre, de survivre, dans un diocèse sinistré par des années d’une autorité malhabile, vaut mieux que ce qu’évoque cet article. C’est notre responsabilité de laïcs adultes qui nous fait agir comme nous  le faisons. Depuis le premier jour, nous  gardons le souci de rester proche des prêtres qui sont les premiers à souffrir de ces relations faussées.

Venez nous voir, venez parler avec nous … en attendant allez voir notre blog chretiens-en-vaucluse.over-blog.com

Avec nos remerciements, nous vous adressons nos cordiales salutations

René Moulinas
Au nom de « Chrétiens en Vaucluse »

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Compte rendu de la rencontre organisée par « Chrétiens en Vaucluse » (CEV) le Samedi 25 Mai 2013

Le mouvement de Chrétiens en Vaucluse a été lancé, dans un contexte de forte tension au sein de l’Eglise d’Avignon pour recréer les conditions d’instauration d’un véritable dialogue et pour vivre sa foi de chrétien avec toute son intensité.

Ensemble, nous avons progressé dans nos réflexions, nous avons rencontré beaucoup de personnes. Beaucoup ont participé à des actions et  à des ateliers.

Il convient de maintenir cette démarche porteuse d’espérance en puisant notamment dans les signes donnés, dès son élection,  par le Pape François.

Pour faire le point et pour avancer encore, une grande rencontre d’échange a eu lieu Le Samedi  25 Mai de 14h30 à 18H30 à Avignon

Cette rencontre qui se voulait largement ouverte a permis  l’expression des attentes et des propositions dont nous avons besoin au sein de l’Eglise.

Après un temps de prière en commun plusieurs temps ont marqué la rencontre.

I/ Rappel de l’historique du mouvement et bilan de l’activité (Synthèse de l’intervention)

Après de nombreuses réactions individuelles contre le comportement de notre évêque, les premières démarches collectives qui ont été organisées se sont traduites par  les protestations contre le départ du diocèse de Pierre Avéran en mai 2008 mais la véritable histoire du groupe qui prendra le nom de «  Chrétiens en Vaucluse » (CEV) commence en février 2009 après la démission massive des doyens du conseil presbytéral suivie par celle du vicaire général d’alors : un texte de soutien aux prêtres est diffusé avec de nombreuses signatures.

Au printemps 2009 a lieu une rencontre de 4 d’entre nous avec monseigneur Pontier à Marseille et des lettres collectives sont envoyées au Nonce, au Président de la conférence des évêques de France et autres.

Un dossier rassemblant les griefs contre l’évêque est constitué. En janvier 2010 Mgr Cattenoz est convoqué à Rome mais il en revient réconforté dans ses convictions après une entrevue en tête à tête avec Benoit XVI.

Une grande assemblée à Sorgues en mars 2010 rassemble environ 120 signatures sur une lettre collective à l’évêque qui énumère les principaux griefs contre son attitude et ses décisions. Elle lui est remise le 8 mars et provoque une rencontre entre lui et 4 d’entre nous le 22 avril 2010 sans effet notable.

En juin 2010 une équipe d’animation d’une dizaine de personnes est constituée et le nom de CEV est adopté. Des groupes d’enquête et de réflexions sont mis en route sur différents thèmes et commencent leur travail en septembre. Un blog CEV est mis en place sur internet.

En décembre, des mesures de mise à l’écart contre le père Olivier Pety exaspèrent l’opposition contre la gouvernance de l’évêque. Une «  spirale de silence » est décidée pour le dimanche 9 janvier 2011, sur la place publique puisque les portes de l’archevêché sont fermées. L’annonce de cette manifestation est reprise dans le journal «  le monde » du 7 janvier 2011 dans un long article sur Mgr Cattenoz intitulé «  le Prélat de la discorde ». Cet article provoque une grande agitation médiatique.

La journée du 9 janvier et un indéniable succès (plusieurs centaines de participants malgré la pluie) largement médiatisée par la presse régionale et nationale et les chaines de télévision.

A la suite de cette manifestation, Mgr Cattenoz propose des réunions régulières entre six porte-parole de CEV et un nombre égal de membres des conseils diocésains pour des échanges sur les points de désaccord.

Quelques réunions (réduites à 4 participants de chaque côté) ont lieu mais en juin 2012, la décision est prise de ne pas les poursuivre car elles apparaissent comme un simple moyen pour l’évêque de se donner le beau rôle et de faire baisser les tensions sans influencer en rien son comportement.

Les résultats des enquêtes des différents groupes sont publiés sur le blog de CEV au début 2012 et communiqués à l’Evêque (chacun retrouvera tous les comptes rendus sur chretiens-en-vaucluse.over-blog.com)

Depuis lors, CEV poursuit son travail de veille, proteste contre les comportements jugés inadmissibles dans l’Église d’Avignon et participe activement à des assemblées inter mouvements et interconfessionnelles (décembre 2012 à Villeneuve sur le service du frère). Le contact est maintenu avec les «  prêtres en souffrance ».

Au point de la situation actuelle, l’équipe d’animation a provoqué cette rencontre pour que soit établie  une nouvelle définition des objectifs et susciter des renforts.

II/ Les grandes questions qui nous sont posées au sein du diocèse de  l’Eglise d’Avignon et débat.

L’analyse de l’évolution de la situation du diocèse depuis 2012, époque du dernier état des lieux,  est exposée en 5 chantiers particulièrement suivis par CEV:

2-1/ Les priorités du diocèse

L’initiative « Diaconia 2013 » lancée par la conférence des évêques de France en 2011 n’a toujours donné lieu à aucune réalisation jusqu’à la rencontre finale de Lourdes en mai 2013. Le Secours Catholique a organisé quelques gestes d’accueil localisés, et plusieurs de ses membres se sont invités à Lourdes, mais il n’y a eu aucune tentative pour créer un mouvement plus large d’appel à la solidarité dans les communautés chrétiennes (en particulier dans les paroisses). Les demandes du CCFD d’engager une action commune n’ont même pas reçu de réponse. Nous n’avons pas pu aller au-delà après notre rencontre de décembre 2012 sur « le service du frère ».

L’année de la Foi a  donné lieu à peu de manifestations.

Le diocèse reste en marge de ces initiatives de l’Eglise de France, et de l’Eglise universelle.

2-2/ Les communautés nouvelles

Toujours le même secret sur le Néo-Catéchuménat, dont  nous ne pouvons connaître ni les actions locales, ni les personnes engagées dans ce qu’on  nomme maintenant clairement « séminaire du diocèse » à Châteauneuf de Gadagne.  Les implications budgétaires pour le diocèse sont encore inconnues, les retombées en termes de prêtres futurs  sont floues.

D’autres Communautés, comme le Pantocrator à Sorgues, ne sont pas assez impliquées dans la vie des paroisses.

2-3 /L’œcuménisme

Chantier carrément délaissé par les prêtres et la hiérarchie catholique locale. Il a fallu aller chercher une paroisse extérieure  au diocèse l’an dernier pour la célébration de la semaine de l’unité ; des célébrations communes pour des mariages mixtes ou baptêmes, proposées par les pasteurs protestants ont été refusées ; des détenus « non catholiques » qui souhaitaient assister à une messe à la prison du Pontet se sont vus  rejetés .A RCF, malgré l’accord de ses collègues, la pasteure a été refusée par la direction de RCF 84 comme responsable de  l’émission « Agapè », qu’elle animait depuis des années. Le prêtre délégué à l’œcuménisme a été remplacé par un autre  responsable dont on connaît le peu d’enthousiasme pour cette cause.

De nombreux catholiques maintiennent toutefois des liens  avec la communauté protestante, en particulier avec l’Eglise Réformée d’Avignon.

2-4/ Le dialogue interreligieux

Non seulement délaissé lui aussi par les prêtres du diocèse, à l’exception de deux d’entre eux, mais soumis à rude épreuve par une propagande insistante contre la religion musulmane : des conférences (Annie Laurent, le P. Emmanuel Berger, le P. Soubeyrand) insistant sur les côtés dangereux du Coran et allant jusqu’à des propos insultants pour les musulmans ; un Forum « nouvelle Evangélisation » qui s’ouvre par une séance : « évangéliser les musulmans » (ND de Kabylie) ; une mise en accusation par l’évêque, à la suite d’un vol de portable, des « personnes de la religion musulmane » qui auraient « pris la main sur le quartier », ce qui expliquerait  la montée de la délinquance.

Là encore, des laïcs restent actifs, en particulier par les initiatives du CERCA, qui propose une formation sérieuse et approfondie sur l’Islam, et du Secours Catholique qui se soucie de faire connaître cette religion (rencontre de Blauvac). Des initiatives privées continuent leur action (DIRE, le groupe islamo-chrétien, et des initiatives  dans les quartiers sensibles), sans soutien de la hiérarchie locale.

2-5/ Rôle de l’évêque, des prêtres, des diacres et des laïcs

C’est le dossier le plus lourd, par ses conséquences sur toute la vie du diocèse.

Les recrutements de nombreux prêtres à l’étranger, qui continuent, ne s’accompagnent pas d’un effort d’insertion et d’accueil au-delà d’un apprentissage de la langue. Dans de nombreuses paroisses  une incompréhension subsiste, qui fait souffrir à la fois des prêtres arrivants et des fidèles déroutés. Le clergé diocésain est tenu à l’écart ou se tient à l’écart, il n’y a pas de véritable rencontre fraternelle entre les anciens et les nouveaux. Nous ne savons s’il y a une évaluation de cette situation, ni qui la conduit.

Des prêtres sont réprimandés s’ils ne suivent pas un rituel imposé (cérémonie pénitentielle, obsèques, communion sous les deux espèces…), parfois des accusations sont lancées contre eux par leur évêque. Les changements de poste semblent fréquents, sans que nous sachions à quoi cela est dû : ceci aggrave parfois le manque d’intégration. Les fidèles dans ce cas ne sont pas consultés.

Pour le projet pastoral du diocèse, après la consultation qui a été menée auprès des mouvements et paroisses il y a un an, nous sommes toujours en attente de réponse ou de proposition.

Nous ne savons pas quelle formation est donnée aux laïcs engagés dans la préparation aux baptêmes, mariages, obsèques.

La formation permanente des laïcs relève d’initiatives libres  de laïcs soucieux de formation, accompagnés de prêtres volontaires, ainsi le CERCA (centre d’études  et de recherche des chrétiens d’Avignon), des groupes bibliques, des  groupes d’échanges. De même ce sont des laïcs qui portent le souci de la solidarité, dans de nombreux mouvements qui sont sur le terrain, sans recevoir d’encouragement et d’appui particulier. Du conseil de la solidarité nous n’avons aucune nouvelle et ne savons s’il existe encore.

III/ Travaux en ateliers : partage sur le vécu de chacun et sur les propositions et les attentes qui peuvent s’exprimer en tous les lieux du Vaucluse.

Les ateliers et les restitutions qui ont suivi ont permis des échanges sur ce qui était vécu au quotidien dans les paroisses, dans les mouvements et  de relater les sentiments vis-à-vis de la situation du diocèse.

Les différents points relatés dans le point III ont été commentés, largement confirmés  et illustrés par de nombreux exemples vécus parfois dans une grande souffrance. Des situations de manque de collaboration entre prêtres et laïcs ont été décrites en de nombreux endroits du diocèse. Des difficultés dans l’accueil de personnes en souffrance et  en situation familiale complexe ont été relatées. On assiste à des recadrages sur les rites au détriment de l’ouverture à la  vie communautaire et à l’ouverture aux autres.

Tout ceci sans ignorer de belles réalités qui donnent espoir.

Des pistes d’action ont été évoquées :

1/ Une attente très forte s’est exprimée vis-à-vis de « Chrétiens en Vaucluse » non pas pour que ce mouvement se substitue aux initiatives et mouvements mais pour qu’il soit une instance plus réactive et soit davantage  force de proposition. Il a été unanimement réclamé que CEV utilise au maximum sa mission de veille et de « porter à connaissance ». En particulier, il  a été demandé à ce que la hiérarchie catholique soit davantage interpellée sur ce qui se vit dans le diocèse et sur les nombreux manques qui sont constatés.

2/ Proposer la mise  en place de lieux d’échange et de partage sur l’évangile (cf. les échanges des groupes sur le livre de Joseph Moingt)

3/ Renforcer la pastorale d’été dans l’accueil des touristes

4/ Renforcer le dialogue avec les musulmans à partir du service des plus pauvres

5/ Prendre toutes les initiatives pour favoriser le dialogue œcuménique

6/ Travailler les conditions d’accueil des prêtres lors des nouvelles affectations. Créer les conditions du dialogue  et de la confiance.

7/ Les premières actions et messages du pape François apparaissent comme des possibilités d’espérance. Il convient de les faire connaître et de les porter dans notre diocèse.

 

IV/ Conclusions et perspectives :

Les échanges ont confirmé la nécessité que le mouvement de chrétiens en Vaucluse se poursuive et prenne une allure plus offensive vis à vis des choix de la hiérarchie catholique dans le diocèse.

Créer une cellule de crise au sein de CEV pour être en capacité de pouvoir diffuser rapidement des informations et assurer notamment des prises de position.

Informer la hiérarchie catholique des manques du diocèse et de la nécessité de reconsidérer la gouvernance et les choix pastoraux.

Proposer des initiatives et des échanges de bonnes pratiques dans le droit fil des propositions faites dans les groupes de travail.

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Suite à l’agression dont a été victime le Père Grégoire

Lundi 13 mai, un prêtre de la communauté St Jean qui dessert la paroisse St Ruf, à Avignon, a été violemment agressé par un jeune qui lui a volé son téléphone portable.

Cette affaire qui aurait pu être traitée comme un simple fait divers, malheureusement trop banal, a pris une dimension démesurée et fortement polémique à la suite des déclarations de Mgr Cattenoz, évêque d’Avignon, dans la presse régionale, pour se plaindre d’une attaque de jeunes « de religion musulmane » contre un prêtre « en habit », transformant ce fait divers en manifestation agressive contre la religion catholique et en accompagnant cette plainte d’une appréciation défavorable sur l’évolution d « un quartier progressivement pris en main par des gens de religion musulmane ».

Dès le dimanche suivant, le prétexte a été saisi par un groupe d’extrémistes pour organiser une manifestation sur la place du Palais et y dénoncer « la haine antichrétienne  » et la « cathophobie ».

Le père Grégoire , la victime de cette agression à qui nous exprimons toute notre sympathie, a fait lui-même une mise au point beaucoup plus modérée dans un autre quotidien régional.

Sous le coup de l’émotion qu’ont suscitée en lui les propos de Mgr Cattenoz, un paroissien de St Ruf a spontanément écrit une lettre de protestation à Mgr Cattenoz .Puisque nombreux sont les « Chrétiens en Vaucluse » qui  partagent son opinion nous avons jugé bon de la faire connaitre en la publiant avec son accord.

Par ailleurs, le communiqué de DIRE (Dialogue Interreligieux) en réaction à cette affaire a été publié dans l’édition du jeudi 23 mai par le quotidien ayant rapporté la réaction de Mgr Cattenoz. ci-dessus citée.  »

Texte de la lettre:

M. Robert  BELLON

                                                                                   Avignon, le 16 mai 2013

 

Monseigneur,

                                      J’ai en main le journal   VAUCLUSE MATIN   du mercredi 15 mai 2013. Je suis profondément attristé par tout ce que j’y trouve.

         La photo en première page d’un évêque arborant une grande croix pectorale dorée,  avec comme grand  titre : « L’évêque muscle son discours », cela me met déjà mal à l’aise. Mais ce sont les propos rapportés en page 2  qui me navrent : je me permets de vous dire que je les considère comme inacceptables et irresponsables.

         Il est inacceptable de dire que les voleurs et agresseurs qui veulent terroriser et prendre en main le quartier sont « des gens de religion musulmane. » Vous évoquez par ailleurs les provocations imbéciles qui consistent à jeter une tête de cochon devant une mosquée ou à profaner des tombes juives ou musulmanes : pourrions-nous accepter que l’on dise que les auteurs de ces actes sont « des gens de religion catholique » ?

         Il est irresponsable de donner à entendre que la communauté musulmane est complice de ces actes délictueux et d’en faire le bouc émissaire de notre colère et de notre indignation : c’est jeter de l’huile sur le feu et accroître les méfiances, les peurs et l’hostilité trop présentes dans nos conversations et nos imaginations.

         On peut sans doute « rappeler à l’État » les devoirs qui sont les siens : mais n’est-il pas de notre responsabilité à nous citoyens, chrétiens, musulmans ou incroyants, de créer des liens entre nous pour faire tomber les préjugés et  faire face à ces problèmes de violence qui nous concernent tous ?  C’est ce à quoi s’attache un certain nombre de groupes chrétiens-musulmans ou interreligieux que vous connaissez mal et que vous n’encouragez guère.

         Soyez sûr, Monseigneur, que je prie de tout cœur pour que vous changiez de discours et que je puisse vraiment vous considérer comme l’authentique « représentant de l’Église dans le Vaucluse. »

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Texte du Père Lucien Aurard lu lors de la messe dominicale du 17 mars 2013 à Apt

 » Nous portons à votre connaissance un texte du père Lucien Aurard qui a été lu au début de la messe dominicale de la paroisse d’Apt, le 17 mars dernier et qui, selon nos informations, a été applaudi.
Nous déplorons , comme lui, qu’une lecture étriquée d’une recommandation romaine empêche que soit célébrée largement la miséricorde du Seigneur.
L’exemple donné par notre nouveau pape François nous invite à sortir du ritualisme et fait naitre en nous l’espérance que seront élargies les manières de vivre en Eglise
Ce texte est publié avec l’accord de son auteur que nous remercions de sa confiance. »

L’équipe CEV

Mes amis, mes frères,
Beaucoup parmi vous sont venus ce matin  parce que nous devions vivre, ensemble, en Eglise, une grande célébration de la réconciliation et recevoir le sacrement de la réconciliation.

Ce cinquième dimanche de carême est, en effet, devenu pour beaucoup parmi nous un rendez-vous important sur la route qui nous conduit vers Pâques.

Nous n’allons pas faire cette célébration et nous n’allons pas recevoir, ce matin, le sacrement de la réconciliation. Notre évêque m’a appelé vendredi matin. Il était, m’a-t-il dit, en conseil épiscopal élargi. (C’est-à-dire avec les membres de son conseil et les doyens). La totalité de ce conseil, m’a-t-il dit, était, avec lui, comme lui, opposé à ce genre de célébration.

Je sais que notre évêque n’approuve pas cette célébration que je vous propose et qui est le fruit du travail fait avec un autre prêtre spécialiste en liturgie pour essayer de bien servir l’attente des chrétiens désireux de vivre en vérité et profondément le sacrement de la réconciliation avant de célébrer les fêtes de Pâques.

Depuis 2004, chaque année, je dois m’expliquer, plus ou moins fermement, sur le contenu de cette célébration et sur des arguments avancés qui ne sont pas dans la célébration. Chaque année reviennent les mêmes arguments. Chaque année je fais les mêmes mises au point. Et chaque année, il faut recommencer. Je le fais chaque fois parce que je crois aux qualités pastorales de cette célébration et parce que, à Saint Ruf, lorsque j’étais à Saint Ruf et, ici, à Apt, j’ai toujours eu le soutien de l’équipe des prêtres et de nombreux laïcs.

Cette année, l’équipe de prêtres a beaucoup changé chez nous. Eugène Carrara nous a quittés et François Marie Fève est maintenant à Pertuis. Cette année surtout, notre évêque m’avance un autre argument :

Dans le MOTU PROPRIO  « MISERICORDIA DEI » du Pape Jean-Paul II, du 7 avril 2002 il est écrit, au paragraphe 76,  que « Selon la très ancienne tradition de l’Église romaine, il n’est pas licite d’unir le Sacrement de Pénitence à la sainte Messe pour en faire une unique action liturgique. »

Les choses sont clairement dites et me voilà dans l’impasse.

Dans l’impasse si l’on en fait une lecture étroite. En effet notre célébration a lieu un dimanche, à l’heure de la messe et pendant la première partie de notre célébration dominicale.

Ce n’est pas une impasse si on en cherche une lecture ouverte. En effet, il faut éviter qu’un sacrement « étouffe » l’autre. Il ne faut pas que la célébration du sacrement de la pénitence prenne le pas sur l’Eucharistie au point d’en faire une unique action liturgique.

Mais ce n’est pas le cas, ici. De plus cet argument s’impose aussi pour tous les autres sacrements. Ne faut-il pas avoir ce même souci, disons d’équilibre, avec un baptême fait pendant la messe. Faut-il accepter de dire la messe lorsqu’il y a sacrement de mariage ? Ne faudrait-il pas que notre évêque se demande s’il a le droit d’unir en même temps le sacrement de la confirmation et l’Eucharistie. Nous avons évidemment le devoir de l’intelligence pastorale. Mais, de toute façon, rien n’arrête jamais les mauvais procès.

Mes amis,
J’arrête aujourd’hui cette initiative pastorale que je proposais à Saint Ruf, et ici, à notre communauté chrétienne d’Apt.
Je demande votre indulgence et vous prie d’avoir la gentillesse de m’en excuser.

Je le fais essentiellement parce que notre évêque m’a précisé qu’il y avait avec lui et en accord avec lui la totalité du conseil épiscopal élargie. Etait donc rassemblé autour de l’évêque le visage le plus officiel de l’Eglise diocésaine.

Je ne veux pas, je ne peux pas, je ne dois pas me permettre de mettre sur notre route vers Pâques une célébration qui serait en opposition évidente, manifeste avec l’Eglise diocésaine. Ma joie, ma fierté, mon honneur c’est d’être dans une communauté chrétienne qui sert et servira toujours la communion de notre Eglise.

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Synthèse de la rencontre du 15 décembre 2012 : Regards Chrétiens sur le Service du Frère

Le 15 décembre 2012 une centaine de personnes se sont réunies à Villeneuve les Avignon à l’initiative du CCFD Terre Solidaire, de Chrétiens en Vaucluse, de l’entraide Protestante et du Mas de Carles pour réfléchir sur le thème «  regards Chrétiens sur le service du frère ». Vous trouverez ci-dessous le compte rendu de cette journée.


Chrétiens en Vaucluse
Blog : chretiens-en-vaucluse.over-blog.com

 

Regards Chrétiens sur le service du Frère

Journée de rencontre et de réflexion

Avignon- 15 décembre 2012

Rejoignant l’appel des évêques de France à « resituer le service de la charité au cœur de la vie des communautés », lors du lancement de Diaconia 2013 il y a deux ans, des mouvements chrétiens du Vaucluse ont pris l’initiative d’une rencontre intitulée « Regards chrétiens sur le service du Frère ».

Ainsi, à  L’initiative du CCFD Terre Solidaire, Chrétiens en Vaucluse, l’entraide Protestante et le Mas de Carles a eu lieu le 15 décembre 2012 à Avignon une journée de réflexion sur le thème Regards Chrétiens sur le service du Frère, l’occasion de réfléchir au lien entre croire et servir.

Cette journée qui  a réuni une centaine de personnes à l’YMCA à Villeneuve les Avignon s’est déroulée en 3 temps principaux :

1/ Une conférence du Père Bruno- Marie Duffé, Professeur d’Ethique Sociale et médicale, vicaire épiscopal «  famille et société » du diocèse de Lyon avec un débat. Son expérience d’aumônier du Centre anticancéreux Léon-Bérard a donné à son exposé une coloration très concrète dans l’approche du frère souffrant et de la rencontre de Dieu dans le service du frère.

2/ Des témoignages de responsables et animateurs d’associations qui ont expliqué leur itinéraire, leurs   motivations et les effets de leurs engagements

3/ Un temps très fort de Prière œcuménique animé par un prêtre orthodoxe, un prêtre catholique et une pasteure

On retiendra principalement de cette journée la qualité des interventions et la satisfaction de chacun de  pouvoir échanger sur le thème de la nécessité de s’engager très concrètement  au service du frère mais aussi de la nécessité d’avoir une réflexion sur cet engagement.

Nous retraçons ici les quelques enseignements que l’on peut tirer de cette journée, ce qui pourra permettre de poursuivre la réflexion et de l’enrichir.

I-  Nous sommes invités à réfléchir à  la réactivation du lien entre croire et servir : la foi aux défis de la fraternité.

Le Père Bruno- Marie Duffé a repris ce thème en l’illustrant de nombreux exemples et anecdotes et en le resituant dans une perspective de croyant et d’homme.

A / Une réflexion qui se doit d’être conduite en profondeur car majeure pour ne pas s’égarer:

1-1/ Il convient de revenir sur le verbe grec diakoneo qui évoque à la fois l’attitude et la fonction de « celui qui sert »

Il nous a été rappelé que dans notre culture il y a  un paradoxe au sujet du service : c’est à la fois l’attitude de celui qui n’a pas de pouvoir ( « il est au service d’un autre ») et c’est en même ce qui rend possible la vie et l’échange entre les hommes (on parle d’un secteur d’activités que l’on nomme « les  services » )

On est passé, dans la représentation du service, de la « condition de l’esclave » – celui qui lave les pieds des convives – à la « position de celui qui nous donne (rend ou vend) ses services – le technicien, le conseiller…

1-2/ Etre en service : cela nécessite de notre part un appel,  une écoute, une certaine approche

Se tenir « en service » ou « au service » consiste à regarder et à considérer l’autre que l’on sert comme « plus grand que nous »

En amont du service, il y a un appel reçu ou entendu. Il s’agit d’abord d’écouter, regarder, se laisser toucher, en son humanité, avant même de répondre et de donner

Ainsi être « en service » s’oppose à « se servir (de) », à « se faire servir », à « asservir ». Le serviteur qui assume sa fonction s’affirme comme « celui qui fait son devoir ».

1-3/ Diaconie, Annonce, Célébration : ce sont là trois dimensions d’une même mission, elles sont inséparables.

La mission de l’Eglise  doit se présenter de manière articulée et non séparée. Il faut :

– le témoignage (martouria);
– la célébration (litourgia);
– le service du frère (diaconia)

Si l’une d’elle manque et c’est l’ensemble de la mission qui n’est pas accomplie.

1-4/ Il faut penser le service comme une « expérience de la foi »

On a souvent présenté l’attention fraternelle comme une conséquence de la foi. La foi doit ainsi « produire des œuvres » et il est juste de poser un lien de continuité entre le « je crois » et le « je traduis en actes ce que m’inspire ma foi ».

Mais il est tout aussi déterminant de poser un lien entre la rencontre de l’autre et le ressourcement du croire. Ainsi,  l’autre que je découvre et qui me parle – y compris de sa souffrance – m’initie et me renouvelle dans la foi (et dans l’espérance). Il m’ouvre à la Parole.

1-5/ Pour nous aider à avancer et comprendre toute la démarche, le Père Bruno- Mari Duffé nous a présenté la figure du serviteur dans le Livre d’Isaïe:

« Les  quatre Chants du serviteur » (Isaïe 42 – 53) sont des textes de mémoire et de reconnaissance, des textes de promesse et d’espérance, des textes symboliques  dans lesquels apparaissent – en écho –

– l’appel d’un peuple (appel de l’humanité)

– l’appel d’un homme (le serviteur, l’envoyé, le disciple, le fils)

– l’appel de tout homme

Chacun est invité à méditer ces textes. Nous en retenons quelques développements :

Il y a un choix de Dieu : une relation de prédilection ; un don premier. Le serviteur est cet homme qui prend conscience d’avoir reçu un appel et une mission, inscrite en son humanité.

Il reçoit de Dieu une liberté et une inspiration. Il perçoit que sa mission dépasse le cercle de sa communauté.

Il y a une  prise de conscience du serviteur qui va de l’épuisement à la joie : Sa conscience  le place face à son humanité et en proximité avec l’humanité du frère.

Le frère révèle le serviteur à sa propre humanité  et à sa fragilité et lui rappelle sa mission qui le dépasse  et le déplace.

Ainsi, l’attention première à l’homme blessé lui fait faire l’expérience d’une commune humanité.

Le serviteur fait l’expérience d’un Dieu qui le touche et le met en route : « Il m’a donné une langue de disciple pour que je sache apporter à l’épuisé une parole de réconfort » (50, 4)

C’est une expérience physique autant que spirituelle, dans laquelle tout l’être est sollicité : « Il m’éveille chaque matin, il éveille mon oreille pour que j’écoute comme un disciple » (50,4)

Cette expérience est aussi celle de la contradiction, de la violence qui s’oppose au serviteur et à l’égard de laquelle il résiste car il sait que Dieu est proche (50, 8)

Le serviteur navigue cependant  entre confiance et contradiction, voire souffrance :

Confiance du serviteur en Dieu avec la conservation de la confiance dans les situations de contradiction. C’est un éveil  chaque matin pour recevoir la Parole et pour pouvoir la donner.

Le serviteur a un point d’appui intérieur, son  Seigneur est proche. Il doit tenir la double proximité : Dieu et l’autre (y compris quand l’autre est l’adversaire)

L’engagement du serviteur n’est pas sans effets ni conséquences. S’il va jusqu’au bout (le Christ), il peut être abandonné des hommes et abandonné en Dieu (apparemment) et il  doit vivre le paradoxe de l’abandon.

1-6/ Actualisation : les caractéristiques d’une véritable diaconie (service)

Il importe que notre service soit sincère : Il doit être vécu non comme une mise en scène mais comme une présence en laquelle nous sommes nous-mêmes

Il importe que ce service soit bien réel : Il faut  faire mais surtout vivre ce que nous disons et faisons

Il importe que ce service tende à la perfection : Il faut qu’on puisse y reconnaître Jésus en celui qui a faim et soif

Il importe que ce service soit désintéressé : Il ne faut pas attendre « d’autre reconnaissance / récompense que d’aimer comme Dieu aime »

Il importe que ce service soit fidèle : Il faut que le serviteur ne se décourage pas. La fidélité passant par des tâches humbles dans la confiance en l’Esprit qui nous fait don du lien qui est entre nous.

B/ Les conséquences pour nous : Servir Dieu, c’est lui ressembler et, en cela, devenir pleinement homme

La figure du serviteur et la pensée du service (diaconie) doivent inspirer tout ministère (celui du baptisé comme ceux de ceux qui reçoivent une charge dans la communauté : diacres, prêtres, évêques)

Le terme « ministre » veut dire « serviteur » :

– de la Parole annoncée (martouria),

– de la mémoire et de l’espérance célébrée (litourgia),

– du partage communautaire (Cf. Actes 2,4) (diaconia)

Etre des serviteurs et des amis :

Quand le Christ s’adresse à ses disciples (et, par extension aux baptisés que nous sommes), il dit : « Je ne vous appelle pas (plus) serviteurs (doulos) parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître. Je vous appelle amis (philos) parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. » (Jean 15, 14 – 15)

Il ne faut pas opposer les deux termes. Ils s’éclairent l’un l’autre : Il s’agit d’envisager que « vivre en ami », c’est se faire le serviteur de cet autre que l’on aime.

Les amis du Christ sont les serviteurs de l’homme.

Se faire le plus grand, c’est se faire serviteur (voir les prétentions des fils de Zébédé).

On devient d’autant plus serviteur (de l’autre, de Dieu) à la manière du Christ, que l’on découvre qu’il nous considère comme ses « amis ». L’ami veille pour son ami et se réjouit de ce qui contribue à son accomplissement, son élévation, son bonheur

II/ Le débat : L’exposé du Père Bruno –Marie Duffé a permis un large échange.

Retenons quelques aspects :

                – La posture du Chrétien : Etre Chrétien c’est être engagé mais avec la précaution de dire que l’évangile est plus fort et plus grand que notre projet politique.

– La question du pouvoir :

Si foi et service sont tellement imbriqués, la question est de savoir pourquoi il y a des forces de «  frottement » au sein même de l’église et dans nos communautés autour de la question du pouvoir ce qui occulte gravement le service du frère ?

Parfois, souvent, l’exercice du pouvoir se vit comme un exercice de survie. Quand il y a menace de la posture, il y a peur de l’autre. Il y a le risque que l’autre soit l’éternel étranger dont on va se méfier avec la tentation de prendre la main sur lui.

La seule façon de lutter contre cela est de créer l’espace de parole et d’écoute. Si l’espace est vide, il y a peur et la tentation du pouvoir est d’occuper l’espace, de tous les espaces en instaurant le contrôle de l’autre.

– La vie des communautés : Les communautés ne doivent pas arbitrer entre le service et la liturgie. Les deux doivent tenir ensemble. Des formes à trouver certes mais une liturgie seule ne suffit pas dans le projet communautaire.

II- Les témoignages

La deuxième partie de la journée a permis un partage avec quatre mouvements qui œuvrent sur Avignon avec :

–          les migrants (la Cimade),

–          les prisonniers, (Entraide Protestante)

–          les personnes prostituées (le Nid),

–          les chômeurs (solidarités nouvelles avec les chômeurs).

Cela a été l’occasion de retraverser l’exposé du matin du Père Bruno-Marie Duffé et de mesurer ce que voulait dire un service sincère, réel, parfait, désintéressé et fidèle ( voir point 1-6)

Chacun a exposé les motivations qui l’ont mis en mouvement. Toujours il y a eu une histoire personnelle, un appel, une lecture des rencontres et des événements, des échanges qui ont ouvert les yeux et  donné à voir.

Tout ne s’est pas fait d’un coup. Il y a eu des rebondissements et des questionnements, des difficultés. Mais toujours la richesse de l’engagement a été pointée. Les témoins ont raconté avoir reçu au centuple de ce qu’ils ont donné.

Ils ont tous exprimé combien leur  engagement les avaient  nourri  dans leur vie de foi, d’homme et de femme, de couple.« Entre épuisement et joie », comme le disait le P. Duffé le matin

Les témoins ont insisté sur le fait que les besoins d’engagement sont là, que la relève doit être assurée et que de ce point de vue il y a une difficulté de recrutement. Il y a des transmissions de savoirs à assurer, il faut du temps et «  peu d’ouvriers pour la moisson ».

III- Des pistes d’action

Des propositions ont été formulées pour redynamiser la nécessité  de s’engager au service du frère: Il a été décidé de reprendre l’idée de création d’un livret qui recense les initiatives de solidarité locales pour donner envie à  tous de mieux « croire et servir ».

IV- La prière œcuménique :

La prière œcuménique animée par Sybille Klumpp , pasteure, a été accompagnée  par des textes et des interventions du Père Georges, prêtre de l’église orthodoxe et d’Olivier Pety, prêtre catholique.

Texte du Père Georges, prêtre orthodoxe

Ecténie de demande

Pour ceux qui ont froid, qui ont faim, qui vivent dans la rue et que l’on ne voit
plus parce qu’ils sont devenus une multitude d’ombres dans la grisaille de nos
cités ; prions le Seigneur,

Pour ceux qui sont enfermés en prison ou internés dans des hôpitaux et tous ceux
qui sont privés de liberté, éloignés de l’affection des leurs et dont l’accueil est
indigne de leur condition d’homme ; prions le Seigneur,

Pour ceux qui sont malades, qui sont en situation de handicap, qui ne peuvent
vivre de manière autonome et qui de surcroit reçoivent des regards et des
ressentiments négatifs ; prions le Seigneur,

Pour ceux qui n’ont pas de travail qui se sentent inutiles et qui perdent l’estime
d’eux même parce qu’ils ont besoin d’assistance ; ceux qui croient avoir perdu
leur dignité et qui souffrent parce qu’ils ne peuvent plus subvenir aux besoins de
leurs familles ; prions le Seigneur

Pour ceux qui sont devenus dépendants de substances toxiques, de l’alcool, du
jeu, du sexe ou qui ont perdu leur libre arbitre dans des organisations, des
sectes ; pour tous ceux qui sont privés de leur discernement ; prions le Seigneur,
Pour ceux qui sont persécutés pour leurs idées, pour leur foi, pour leur
particularités et qui pour ces raisons sont stigmatisés, mis au banc de la société,
victimes de violences ; prions le Seigneur,
Pour ceux qui sont dans la solitude, isolés, les personnes âgées, tous ceux qui
n’existent plus dans le regard des autres parce qu’ils n’ont plus de place, parce
qu’ils ne sont plus rentables ; prions le Seigneur
Pour ceux qui sont prisonniers de leurs passions, qui ne vivent que pour la
recherche des possessions terrestres, de leur paraître, de la gloire de leur statut
social, pour tous ceux qui ne pensent qu’à eux même ; prions le Seigneur,
Pour ceux qui sont séparés, qui recherchent l’affection et qui sont dans
l’incompréhension de leur situation, qui vivent un sentiment d’injustice ; prions le
Seigneur

Pour tous eux qui sont harcelés par leur hiérarchie, moqués, déstabilisés par ceux
qui exercent un pouvoir égoïste, dominateur ou irrespectueux ; prions le Seigneur

Pour ceux qui sont persécutés à cause de leurs différences ou de leurs choix, de
leurs orientations, sexuelle ou personnelle, de leurs particularités individuelles
ou de groupe ; prions le Seigneur,

Pour ceux pour qui personne ne prie parce que nous ne les connaissons pas ou parce que nous les avons oubliés ou parce qu’ils nous ont fait du mal et que nous n’arrivons pas à leur pardonner ; prions le Seigneur,

Car à Toi appartiennent le Règne, la Puissance et la Gloire, maintenant et toujours et dans les Siècles des siècles ; Amen

Répond : Accorde nous Seigneur, de les voir et de leur ouvrir notre cœur, de leur tendre nos mains, avec la même affection, la même tendresse, la même compassion que celle que Tu témoignes à tous les hommes ; merci pour Ton Amour.

Texte d’Olivier Pety, prêtre catholique

 

Pour la célébration « Regards chrétiens sur le service du frère »

La louange

Dans l’esprit de louange d’Anne (1S 2), qui chante le Dieu qui lui a donné un fils au bout de sa stérilité

et dont la force renverse toutes choses et toutes situations. Dans la joie d’Anne, qui sera celle de Marie dans son Magnificat :

« L’arc des forts sera brisé et le faible se revêt de vigueur; les plus comblés s’embauchent pour du pain et les affamés se reposent… De la poussière il relève le faible, il retire le pauvre de la cendre pour qu’il siège parmi les

princes et reçoive un trône de gloire… » Nous ensemble, rendons gloire à ce Dieu, nôtre et qui en Jésus,

se fait proche de nos frères. Rendons gloire à Jésus, parce que…

…Cet homme

a éveillé les siens à des lumières que tout le monde pensait disparues

à jamais.

Cet homme

a aimé et il s’est brisé

et dans ses déchirures

Dieu offrait sa tendresse.

Cet homme

s’est livré à la puissance de la mort

et par lui et avec lui et en lui

Dieu a sorti la vie du tombeau

mettant fin pour toujours aux douleurs issues des ténèbres.

Cet homme, Jésus de Nazareth,

mon frère, mon Seigneur et mon Dieu…

Toi

tu libères les vivants de la peur

du Dieu de Toute-Puissance

et, en eux, tu plantes l’amour

du Dieu de Toute-Tendresse.

Tu éclaires le chemin de Dieu !

Tu annonces la première place

pour celui de la dernière heure

et celui qui traîne en bout de table

où l’on ne ramasse

que les miettes du festin.

Tu éclaires le chemin de la dignité !

 

 

Tu exiges le droit

pour celui qui est couvert de croûtes

et celui qui ne possède rien

que le malheur d’exister

à l’écart des siens

dans le rejet et l’oubli.

Tu éclaires le chemin de la justice 1

Tu proclames la joie à jamais

pour celui qui se donne

sans rien garder pour soi

et pour celui qui perd sa vie

en donnant tout son amour

sans rien y gagner.

Tu éclaires le chemin du bonheur !

Toi, notre Seigneur et notre Dieu

viens nous conduire sur les chemins que tu éclaires,

toi notre berger de lumière !

(Charles Singer, Saisons, Desclée, 1989, p. 222)

Petit commentaire sur l’Evangile du Bon Samaritain (Luc 10,25ss)

Ce bon samaritain est un très célèbre inconnu. Il est sans nom. Il ne laisse derrière lui que quelques pièces d’argent. Comme Judas. Mais lui, c’est pour les soins Je i’Auti e, du biessé. li n’a rien qui pourrait faire parier de lui, aujourd’hui, dans nos journaux et nos bulletins d’informations (radio ou TVj.Et il n’est pas le seul. Le blessé est aussi sans nom : un « homme » ! Et l’aubergiste. Et le prêtre. Et le lévite. Tous sont des inconnus sans nom. Tous ne sont repérés que par leur appartenance sociale, leur métier.

Peut-être pour nous rappeler qu’au regard du christianisme ce qui nous met en marche vers le frère ce ne sont pas nos appartenances mais notre identification à la blessure de l’autre Ce qui blesse sa vie blesse aussi la nôtre. Ce n’est pas pour rien que les premiers chrétiens s’appelaient entre eux « frères » : cela les exonérait de toute revendication de statut social. Ils nous rappellent que le prochain est celui qui sait se rendre proche de l’autre. Je n’ai pas de prochain : je me fais le prochain de quelqu’un, expliquait Paul Ricoeur. Et cela nous est conversion.

Et vous avez pu entendre aussi le silence de tous ces protagonistes. C’est peut-être qu’il ne s’agit pas ici de nous apitoyer sur le sort du blessé. L’homme à terre ne gémit ni ne demande rien. Il ne s’agit pas de nous dire le droit : l’aubergiste n’a même pas le réflexe de réclamer son dû. Il ne s’agit pas de manifester la part de proximité des religieux avec le Dieu dont qu’ils sont chargés de rendre visible à tous : le prêtre comme le lévite se contentent de passer leur chemin dans le silence révérencieux dû au règlement.

Ce silence est peut-être là pour nous rappeler que cet anonymat et ce silence au service du frère sont le lieu même de Dieu le lieu de la manifestation de sa miséricorde, de son amour. Pour éviter à quiconque de vouloir récupérer pour lui seul le bénéfice du geste. De laisser Dieu prendre toute sa place. Pour nous rappeler l’essentiel : au-delà des mots, ce Samaritain est le geste même de Dieu du Dieu qui nous invite à prendre notre part de ce service de l’autre. Il nous rappelle en acte que « la proximité de Dieu n’est plus au Temple mais dans le visage de l’autre » (Jean Debruynne). Et cela aussi nous est conversion.

Seul le Samaritain ose une parole. Ni compassion affichée : plutôt l’efficacité d’une présence pour calmer et désinfecter (huile et vin). Ni enquête sociale : tu es là, comme moi je suis là, et cela suffit à nous qualifier. Ni revendication de proximité : elle n’est pas à elle seule l’assurance de sa réalité et peut vite tourner à

l’exhibitionnisme. Et puis ce prêtre et ce lévite qui voient et qui passent à côté de ce qu’ils voient devraient nous rendre plus vigilants (même si leurs défenseurs jugent que c’est leur fidélité aux règlements du Temple qui leur ferme le passage de l’amour du frère). Ni revendication d’appartenance religieuse : ce Samaritain, est l’ennemi des Juifs (en cela il est leur lointain, leur impossible prochain). Non qu’il soit lui-même coupable mais il porte sur lui l’héritage des conflits d’autrefois et d’une religion déviante qui a pris racine dans une farouche opposition politique. Improbable prochain de mon fait, comme beaucoup d’autres aujourd’hui. Seul le Samaritain ose une parole : « Prends soin de lui… Je te rembourserai ce que tu auras dépensé en plus ! » II n’est pas du bon côté, mais il est le seul à avoir compris les implications du code de l’alliance puisqu’il prend la place de l’agresseur qui, selon le livre de l’exode, devait payer son chômage à l’agressé et le faire soigner jusqu’à sa guérison (Exode 21,19). Lui a compris que la miséricorde est première et qu’elle passe tout règlement et toute déviance. Ce Samaritain devient l’homme et cet homme est, pour nous, une fabuleuse anticipation christique ! Et cela encore nous est conversion. Celle-là même à laquelle nous invitait un concile, il y a tout juste cinquante ans.

OP-15.12.2012

Si tu dénoues les liens de servitude, si tu libères ton frère enchaîné, La nuit de ton chemin sera lumière de midi (bis). Alors de tes mains pourra naître une source, la source qui fait vivre la terre de demain. La source qui fait vivre la terre de Dieu.

Si tu partages le pain que Dieu te donne, avec celui qui est ta propre chair.

La nuit de ton amour sera lumière de midi (bis).

Alors, de ton cœur, pourra sourdre une eau vive,

l’eaM vive qui fait abreuve la terre de demain

L’eau vive qui abreuve la terre de Dieu.

 

Si tu détruis ce qui opprime l’homme, si tu relèves ton frère humilié. La nuit de ton combat sera lumière de midi (bis). Alors, de ton pas, pourra naître une danse, la danse qui invente la terre de demain La danse qui invente la terre de Dieu.

Si tu abats les murs entre les hommes, si tu pardonnes à ton frère ennemi.

La nuit de ta passion sera lumière de midi (bis).

Alors de ton pain pourra vivre un Église,

l’Église qui rassemble la terre de demain

L’Église qui rassemble la terre de Dieu.

Publié dans Actualité du mouvement "Chrétiens en Vaucluse" | Laisser un commentaire